Défendant l’image de son ministère, Hatem Ben Salem affirme que son département est disposé à publier toutes les données relatives à ce dossier, appelant toutes les parties à tenir le secteur de l’Education à l’écart de toute tension ou instrumentalisation politique.

L’affaire a éclaté lorsque le ministère de l’Education a décidé de révoquer des cadres éducatifs à Sousse et s’est transformée, rapidement, en une affaire d’opinion publique liée à un cas de tricherie commis par la fille d’un député de ce gouvernorat.

En effet, tout a commencé lorsque le délégué régional à l’éducation de Sousse, Néjib Zbidi, avait annoncé le limogeage de quatre directeurs de lycées et collèges à Sousse ainsi que trois surveillants, en raison «d’infractions professionnelles », sur décision du ministère de l’Éducation. Une décision qui a provoqué, d’ailleurs, le chaos dans certains établissements d’enseignement concernés.

Mais ce qui a vraiment déclenché une grande polémique, c’est une publication sur le réseau social Facebook, faite par le secrétaire général adjoint de la Fédération générale de l’enseignement secondaire relevant de l’Union Générale Tunisienne du Travail (Ugtt), Fakhri Smiti. Ce dernier a révélé que la directrice et la surveillante du lycée secondaire Cité Riadh à Sousse ont été révoquées pour avoir dénoncé la «tricherie » de la fille d’un député à l’épreuve du baccalauréat durant la session de juin dernier.

Des affirmations qui ont provoqué la grande colère du ministère de l’Education qui s’est trouvé dans l’obligation de répondre à de telles accusations, d’autant plus que sur les réseaux sociaux on commençait à crier au scandale et à la corruption.

Et c’est dans ce contexte marqué par une grande polémique, que le délégué régional à l’Education de Sousse, Nejib Zbidi, a démenti les propos du syndicaliste affirmant qu’au contraire, elles ont été révoquées pour avoir essayé de couvrir la fille de ce député, en essayant de changer les contrôleurs de la salle d’examen où la tentative de tricherie a été commise pour les empêcher de rédiger un rapport à cet effet.

Le ministère porte plainte

Cette affaire a interpellé également le ministre de l’Education, Hatem Ben Salem, qui a, à son tour, catégoriquement démenti les propos de ce qu’il a traité de « pseudo-syndicaliste », en référence au secrétaire général adjoint de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, Fakhri Smiti, affirmant que son département a décidé de le poursuivre en justice. Dans des déclarations médiatiques, le ministre a précisé qu’il ne s’agit pas de la première fois où ce syndicaliste « profère des mensonges et détourne complètement les faits». « Qu’il s’agisse du fils du ministre ou du président de la République, la loi s’applique à tout le monde sans exception et indépendamment de leur statut. Aucune personne ne sera épargnée », a-t-il martelé.

Défendant l’image de son ministère, Hatem Ben Salem a affirmé que son département est disposé à publier toutes les données relatives à ce dossier, appelant tout le monde à tenir le secteur de l’Education à l’écart de toute tension ou instrumentalisation politique.

Notons que le cas de tricherie impliquant la fille d’un député de Sousse concerne la tentative d’introduction d’un téléphone portable au centre d’examen, ce qui est interdit par la loi. En effet, il est expressément interdit aux candidats au baccalauréat d’apporter dans les salles d’examen tout appareil électronique comme les tablettes, les stylos électroniques, les montres et les téléphones portables. « Tout candidat aperçu même dans la cour du lycée, avec un de ces appareils, sera automatiquement renvoyé et banni de passer le bac durant 5 ans », avait averti le ministère.

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