Les déboires de la Transtu ne semblent pas finir. Après l’affaire de l’arrestation d’un fonctionnaire chargé du traitement des avances et des acomptes servis au personnel, voilà que la Société des Transports de Tunis a eu maille à partir cette semaine avec la société d’assurance qui couvre tout le parc roulant de l’entreprise publique (bus, métro, TGM….).

À cause du manque de liquidités, la Transtu n’a pu s’acquitter de la troisième tranche du contrat d’assurance. N’eût été l’intervention à la dernière minute des ministères du Transport et des Finances pour débloquer la situation, ce nouvel imbroglio aurait entraîné une grande perturbation du service de transport public dans les quatre gouvernorats du Grand-Tunis. Les usagers habitués à prendre le métro, le bus et le train auraient été privés de ces trois moyens de transport.
Un accord à l’amiable a finalement été conclu avec la société d’assurance.
«La Transtu s’est engagée à payer le plus tôt possible cette dernière échéance», a relevé une source autorisée. Ce n’est pas la première fois que la société de transport public se retrouve à court de liquidités pour s’acquitter des frais d’assurance. L’année dernière, la Transtu avait rencontré le même problème. Les difficultés de gestion dans lesquelles est empêtrée l’entreprise seraient notamment dues aux pertes découlant du gel du tarif des trois moyens de transport resté inchangé depuis 2003 et aggravé par le problème des resquilleurs qui—conjugué à un coût de plus en plus élevé des charges—a conduit la société à avoir recours à des solutions de colmatage et de rafistolage. Selon notre source, «il serait vraiment temps que l’Etat se penche aujourd’hui sur cette problématique afin d’assurer la continuité du service public».

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