L’information erronée sur la mort de l’ex-président de la République M. Mohamed Ennacer, a en fait pour origine une « alerte SMS » provenant de l’agence Tunis-Afrique Presse (TAP). Sans vérification aucune, plusieurs médias privés ont fait confiance à l’agence et ont repris l’infox, tel quel.

Pour le moment, la TAP ne réagit pas, mais il semble que la rédaction de la TAP soit en pleine effervescence en ce moment pour déterminer la posture que l’agence doit avoir. Professionnellement en tout cas, « la seule posture à avoir c’est celle de celui qui a fait une erreur et qui s’en excuse », précise Sadok Hammami, professeur de Fact Checking à l’Institut de Presse et des Sciences de l’Information.

En fait, la TAP n’est pas la seule à avoir commis ce type d’erreurs. En 2015, la prestigieuse Agence France Presse (AFP) réputée infaillible, a annoncé le décès de l’homme d’affaire Martin Bouygues alors qu’il était bien vivant.

Sur la chaîne BFM-TV, le maire de Saint-Denis-sur-Sarthon, raconte comment un quiproquo a induit l’AFP en erreur: « Le journaliste m’a dit “M. Martin est décédé” ; j’ai dit “oui” ». En fait, dans cette petite commune, il y avait bien eu un Martin décédé ce jour là, mais il ne s’agissait en aucun cas de l’industriel Martin Bouygues.

Contre les Fake News: Les médias publics, une planche de salut

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