Depuis qu’il a pris les rênes de l’équipe, il aligne les bons résultats. Après quatre victoires consécutives, l’équipe a été, certes, tenue en échec par l’EST, mais a sorti un grand match.


Qui dit derby de la capitale, dit Espérance Sportive de Tunis-Club Africain. Or, les passionnés du football tunisien ont tendance à zapper deux autres derbys de la capitale aussi intéressants à suivre, mettant aux prises le Stade Tunisien au Club Africain et à l’Espérance Sportive de Tunis.
Il faut avouer que si les passionnés et même les observateurs les plus avertis ont tendance à zapper les derbys dont lesquels le Stade Tunisien est l’un des deux protagonistes, c’est que ces dernières années, le niveau de l’équipe du Bardo a beaucoup régressé par rapport à son passé glorieux.
Dimanche après-midi, la bande à Jalel Kadri nous a régalés par sa qualité de jeu. Une formation stadiste, certes, tenue en échec par une Espérance de Tunis qui passe également par une période de grâce, mais la bande à Jalel Kadri a tenu tête à son hôte espérantiste et était même à deux doigts de remporter la victoire dans le temps additionnel par le biais de Mbenza et Sfaxi. Il faut dire aussi qu’en face, le gardien « sang et or » Moez Ben Chérifia était dans un grand jour.

Prudence et réalisme
Si les « Sang et Or » étaient les premiers à se lancer dans la bataille, les Stadistes se sont montrés prudents en début de rencontre et même quand ils ont joué l’offensive, ils ont fait preuve d’une prudence mesurée. C’est que Jalel Kadri a donné des consignes à ses joueurs de monter à l’attaque, mais sans prendre des risques inutiles.
Le coach stadiste a joué raisonnablement, prenant en considération les moyens humains nettement inférieurs de son équipe par rapport à son adversaire.
Jalel Kadri a joué aussi sur les points négatifs de l’Espérance de Tunis en pressant notamment Ouattara, un peu lourd dans la fixation. Il a misé aussi sur les points positifs de son adversaire en bloquant les montées des attaquants, mais aussi en prenant au dépourvu une défense espérantiste fébrile par moments. Des instants de fléchissement qui ont failli coûter cher à l’EST, notamment les deux grosses occasions stadistes enregistrées dans le temps additionnel.
Bref, Jalel Kadri a bien préparé son match. Il a étudié le jeu de son adversaire. Il a joué avec beaucoup de réalisme parvenant à tenir tête à la meilleure équipe du championnat.
Avec quatre victoires consécutives et un match nul contre l’EST, le Stade Tunisien, version Jalel Kadri, s’en sort plutôt bien. Mieux. Cette saison, il faudra compter avec le Stade Tunisien.

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