Farhat Zouaghi
PDG de la Stam

«L’entrée en activité du nouveau système de gestion de terminaux portuaires «TOS» (Terminal Operating System) au port de Radès se fera progressivement, à partir du 2 décembre 2019. Ce système permettra le suivi instantané des conteneurs et l’optimisation de la gestion portuaire. Cette composante essentielle du projet de modernisation du Port de Radès, sera accompagnée par deux autres composantes, à savoir la mise en place d’un «Smart Gate», qui va permettre l’organisation et la planification des flux de marchandises aux portes d’entrée et de sortie du terminal, et l’acquisition de 6 nouvelles grues (RTG), afin d’augmenter la capacité de stockage du port. Le plan d’investissement de la Stam, visant la modernisation du port de Radès financé par la Banque mondiale dans le cadre du programme de promotion des exportations PDE III, à hauteur de 76 millions de dinars, a pour objectif de rétablir la dynamique du port, d’augmenter son rendement et de doubler la capacité de stockage des conteneurs à 16 000 conteneurs de 20 pieds».

Hakim Ben Hammouda
Ancien ministre des Finances

«C’est anormal que nous ayons des lois de finances complémentaires tous les ans. Dans d’autres pays, on n’a recours à cet exercice que dans des cas de force majeure. Dans notre pays, l’exception est devenue la règle. Ceci est le résultat de la faiblesse de nos capacités de prévision et surtout des hypothèses irréalistes que nous formulons chaque année».

Walid Ben Salah
Expert-comptable

«Les dépenses de l’Etat ont augmenté de 2,260 milliards de dinars dans la LFC 2019 par rapport à la loi de finances initiale, passant de 40,861 milliards de dinars à 43,121 milliards de dinars. Compte tenu des résultats mis à jour du budget 2019, les dépenses de l’Etat augmenteraient de 14,2% par rapport à celles réalisées en 2018 (37,750 milliards de dinars), contre une augmentation du PIB au prix courant de l’ordre de 8,3% uniquement. C’est-à-dire que ces dépenses ont augmenté à un rythme beaucoup plus soutenu que celui de la création de richesses nationales, malgré un contexte économique et financier très difficile. Ces écarts proviennent essentiellement d’une augmentation de la masse salariale de 649 MD suite aux accords conclus avec l’Ugtt au début de 2019 après l’adoption de la LF et d’une hausse de la subvention du carburant de 438 MD en raison de la non-application de la totalité des ajustements de prix prévus par la LF initiale et du retard d’entrée en exploitation du champ pétrolier et gazier Nawara».

Ezzedine Saïdane
Economiste

«Une loi de finances complémentaire devrait être l’exception. Elle devrait aussi être justifiée par des phénomènes exceptionnels. Avoir des lois de finances complémentaires toutes les années est une pratique politiquement incorrecte. Une telle pratique diminue sensiblement la crédibilité de cette loi si importante et affecte celle du gouvernement. La LFC pose aussi un problème de confiance entre le gouvernement et le parlement. Le gouvernement obtient ainsi le vote d’un budget qu’il sait provisoire et approximatif et compte sur le fait que la marge de discussion et de négociation du parlement au niveau de la loi de finances complémentaire est très réduite, pour ne pas dire inexistante. C’est donc une manière de mettre le parlement devant le fait accompli. Il faut ajouter à cela que les moyens de contrôle des députés sont très limités».

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