Le bureau exécutif du syndicat général des agents et cadres des municipalités a appelé à la suspension urgente de la loi organique n° 2018-29 du 9 mai 2018, relative au Code des collectivités locales qui a causé de grandes pertes financières à l’Etat suite à la dissolution d’environ 70 conseils municipaux.

Dans son communiqué signé par le secrétaire général Mabrouk Ben Hassine , le bureau exécutif a pointé du doigt les différends et la situation chaotique au sein des nouveaux conseils municipaux qui a impacté le travail des agents et cadres relevant des municipalités et a accentué la crise relationnelle avec les citoyens.

Ceci sans compter la marginalisation et le harcèlement auxquels font face les agents et cadres dans les différentes municipalités qui sont privées de leurs droits et de certains privilèges.

Tout en aspirant à une nouvelle vision du pouvoir local émanant essentiellement du peuple et aboutissant à une réelle participation qui prend en compte la spécificité des institutions locales, le bureau exécutif a appelé à la création du poste de chef de cabinet au sein des conseils municipaux comme c’est le cas pour la municipalité de Tunis et d’une direction générale des collectivités locales relevant du ministère de tutelle qui supervisera le travail des secrétaires généraux des municipalités en vue de préserver la neutralité de l’institution municipale et lui éviter les tiraillements partisans.

Le bureau exécutif a aussi souligné la nécessité de réviser certains décrets en rapport avec la restructuration du ministère des Affaires locales et de l’environnement, la dissolution de tous les conseils municipaux et la mise en place de délégations spéciales.

Ces demandes répondent aux recommandations du président de la République qui a appelé, lors de sa dernière visite à Kairouan, à être «une force de proposition et non de contestation», conclut le communiqué.

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