Au moment où Habib Jemli, le chef du gouvernement désigné, assure que ses consultations en vue de former la future équipe ministérielle toucheront tous les partis politiques représentés au Parlement sans exclusion ni marginalisation et pourraient même s’étendre aux partis n’ayant pas de députés au palais du Bardo, sans oublier les personnalités nationales et les organisations professionnelles, Rached Ghannouchi, président de l’Assemblée des représentants du peuple et président d’Ennahdha, a livré, hier, une déclaration aux médias qui n’est pas passée inaperçue dans la mesure où elle a fait couler beaucoup d’encre et de salive auprès des observateurs et des analystes qui suivent quotidiennement tout ce qui a rapport avec la formation du nouveau gouvernement et avec les critères adoptés pour l’association de tel ou tel parti aux négociations qui devraient démarrer aujourd’hui, mardi 19 novembre.

Hier, Rached Ghannouchi, a, en effet, déclaré : «Le parti Au Cœur de la Tunisie, arrivé deuxième aux législatives du 6 octobre dernier, ne participera pas au prochain gouvernement». Les choses sont donc claires : Nabil Karoui, président du parti Au Cœur de la Tunisie ne sera pas invité par Habib Jemli à une rencontre-négociation sur l’opportunité de voir certains des responsables de son parti participer à la future équipe ministérielle.

Et les analystes de se poser la question suivante : comment Habib Jemli qui jure être indépendant et libre de toutes ses décisions va-t-il réagir à la déclaration de Rached Ghannouchi, c’est-à-dire va-t-il obéir aux instructions du président du parti qui l’a choisi pour former le gouvernement ou va-t-il se comporter en tant que personnalité politique indépendante qui n’obéit aux ordres de personne ?

A.D.

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