Pour l’ex-gloire de la sélection, il faut penser plus au titre continental et avoir des objectifs ambitieux.


Dominée en première mi-temps, la bande à Kebaïer n’a pas pu créer un danger concret pour ainsi laisser son homologue équato-guinéen prendre le dessus avant la rentrée des vestiaires. Grâce à un jeu simple mais efficace, les Aigles de Carthage ont réussi à renverser la tendance par l’intermédiaire de l’attaquant stéphanois Wahbi Khazri. Nous avons contacté l’ex-attaquant et gloire de la sélection et du Stade Tunisien Abdelhamid Hergal qui nous a livré son point de vue technique de ce Guinée Equatoriale-Tunisie
«Au début du match, l’agressivité des joueurs adverses a amoindri nos chances d’attaquer, de créer des opportunités de buts et de dominer le match. Avec un pressing très haut, nos joueurs ont été déséquilibrés pendant une bonne partie du jeu», a-t-il dit.

«Un jeu simple»
Perturbés à un moment donné mais victorieux en fin de match, les coéquipiers de Youssef Msakni ont tout donné pour ne pas se laisser faire aussi facilement après la sortie sur blessure de Ferjani Sassi et les deux occasions ratées d’Aymen ben Mohammed.
«Malgré quelques lacunes offensives, on s’est montré présent et rassurant avec un jeu simple et des passes courtes au sol. Créer des frayeurs au camp adverse durant la deuxième mi-temps nous a permis de changer la donne et de rentrer avec trois points en poche et six au compteur».
La légende du football tunisien n’a pas mâché ses mots concernant le rendement des Aigles de Carthage ainsi qu’aux ambitions africaines auxquelles il suffit de croire encore une fois. «On ne devrait plus se soucier des phases éliminatoires de la CAN. Ce qui compte surtout, c’est de pouvoir glaner le trophée de la compétition. Nous avons tous les atouts et les compétences adéquates et nécessaires pour rivaliser avec les grandes écuries africaines. C’est bien qu’on puisse gagner ces matchs, mais il faut, sans la moindre ombre d’un doute, nous fixer des objectifs plus enrichissants et placer la barre plus haut». Hergal s’est exprimé sur l’euphorie qui a régné autour de l’actuel sélectionneur de l’équipe nationale Mondher Kebaïer dont l’efficacité a fait ses preuves au cours des derniers matchs.
«Il faut laisser le coach faire son job. Rien n’est encore acquis et les joueurs ont encore besoin de temps pour construire une base plus solide au niveau de la complémentarité que cela soit sur le plan mental ou tactique», a-t-il conclu.

G.A.

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