Le projet Elif permettra l’implantation d’une dizaine de centres de formation technologique dans les régions les plus défavorisées en Tunisie. Des centres qui assureront la formation et le recyclage de 5.000 jeunes chômeurs par an.


La Chambre tuniso-française et d’industrie (Ctfi) et la Fondation pour le développement de la Tunisie (FDT) ont organisé hier une rencontre au siège des assurances AMI à Tunis pour présenter et débattre du projet Elif, une initiative lancée par la FDT dans l’objectif d’assurer une meilleure intégration professionnelle des jeunes chômeurs diplômés des spécialités des TIC. Le projet est cofinancé par la FDT et l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de 23 millions d’euros.
Intégration professionnelle des diplômés chômeursSon action repose sur la création de centres de formation qui consistent en des hubs de technologie dans les 10 gouvernorats les plus défavorisés du pays (Siliana, Béja, Le Kef, Jendouba, Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid, Gafsa, Tozeur, Gabès et Médenine).
Ces hubs permettront de recycler 5.000 chômeurs diplômés afin de les intégrer dans le marché du travail ou de l’entrepreneuriat.
« La Tunisie compte 23 mille diplômés en informatique des différents Iset et qui sont encore chômeurs. Les jeunes qui sont sélectionnés bénéficieront, dans le cadre du programme Elif, de 6 mois de formation suivis de 6 mois d’apprentissage et de professionnalisation sanctionnés par un diplôme universitaire européen. L’objectif est de rendre ces jeunes opérationnels sur le marché du travail », a expliqué le président de la FDT, Badreddine Ouali dans une déclaration à La Presse.
Actuellement, le projet est dans sa première phase. Le premier centre mis en place est basé à Siliana.
Il a ouvert ses portes le 26 juin 2019. Chaque centre « Elif » devrait avoir une capacité d’accueil de 500 apprenants sur une année.
De son côté, le président de la (Ctfi), Foued Lakhouaâ, a souligné que le projet Elif aidera les jeunes issus des régions défavorisées à s’affirmer et à avoir confiance en l’avenir. « Les diverses formations assurées dans le cadre de cette initiative présentent des sources d’espoir pour des jeunes qui auront l’opportunité de s’intégrer dans le processus économique sans quitter le pays », a-t-il souligné.

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