Les «bêtises» des dirigeants clubistes ont coûté cher au CA. Frustrant.

Nous étions presque les seuls à dire que les 6 points perdus par le CA suite à l’affaire Chenihi le sont à jamais. Alors que les dirigeants clubistes et certains avocats (qui gagnent des millions sur ce genre d’affaires et sur de fausses promesses) faisaient de la propagande et mettaient le public clubiste à l’aise avec leurs mensonges, nous avons eu l’information tôt que la sanction était irrévocable. Ceux qui voulaient du bien au CA savaient que Lassaâd Dridi et ses joueurs ont payé cash la bêtise des dirigeants clubistes qui n’ont pas su gérer ce dossier. Après des mois d’illusions, l’information est tombée telle une massue : six points de moins et deux victoires acquises sur le terrain qui s’évaporent. C’était attendu, c’était bien mérité si l’on se réfère aux règlements en vigueur et aux procédures de la Fifa. L’énorme retard pris pour payer le montant dû à «Mouloudia Al Elma» et malgré les avertissements de la Fifa et les tentatives du club algérien pour résoudre amicalement ce dossier, les dirigeants du CA et à leur tête Abdessalem Younsi dormaient comme si de rien n’était. Les arguments présentés, tels que le retard de la banque bulgare chargée d’assurer le transfert, ne tiennent pas debout. C’est aux dirigeants clubistes de suivre tous ces détails et de vérifier les délais. La Fifa, qui connaît mieux que quiconque la position du CA et ses «antécédents», a appliqué la loi. Et on peut affirmer que le grand CA a frôlé le pire. Maintenant, la grogne du public clubiste a atteint son pic.

Aux yeux de ces fans qui ont donné de l’argent frais, Younsi et les membres du bureau directeur doivent s’en aller. Une poussée énorme vers des élections anticipées et un consensus qui se dégage : le comité directeur actuel a épuisé toutes ses cartes.

Les énormes défaillances constatées en disent long sur ce malaise clubiste. Attention, tous les dossiers ne sont pas encore résolus, c’est un «petit» répit et des délais plus «confortables». Younsi, après avoir définitivement dit adieu aux six points, est dos au mur en l’absence toujours de l’appui financier des mécènes classiques du club (ils se font discrets alors que le large public prépare une autre opération de dons pour le 5 décembre). Younsi va-t-il cette fois reconnaître la réalité et s’en aller? Il semble que si : six points perdus, c’était prévisible, et les élections anticipées, c’est encore une attente pressante.

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