Les Cabistes peuvent compter sur la verve de leur attaquant malien.


Il est l’avant le plus en vue dans la formation cabiste. Peu exploité lors de son arrivée au CAB, la saison passée lors du mercato d’hiver, Boubaker Traoré est en train d’afficher de belles qualités offensives. Il a marqué jusqu’ici quatre buts et mis en difficulté à maintes reprises les défenses adverses. Un attaquant qui fait partie de cette race de buteurs, rares de nos jours…

Même si l’équipe nordiste a perdu de sa verve par rapport à l’exercice précédent, la perle malienne a vite fait oublier l’ex- avant-centre Brahima Wattara. Il s’agit d’un joueur qui sait tout faire. On l’a vu marquer contre l’ESS un but d’anthologie après s’être joué de trois défenseurs, et égaliser pour les siens contre l’EST en prenant de vitesse l’arrière-garde adverse !

Le nouveau buteur du CAB joue des deux pieds et possède un jeu de tête remarquable grâce à un physique très athlétique.
Cette agréable découverte ne peut faire que du bien à l’équipe «jaune et noir» qui tarde à trouver son rythme de croisière en cette première partie de championnat. Ce qui est davantage confortant est que Boubaker Traoré, à peine 21 ans, a une grande marge de progression. On espère voir, au plus vite, la stabilité au niveau du staff technique et par conséquent de la formation bizertine pour que le rendement global sur le terrain s’améliore. La récente victoire contre le CS Chebba à El Menzah, le week-end dernier, est venue à temps pour encourager les camarades du revenant Ali Machani à se surpasser. On peut, sans risque de nous tromper, envisager l’avenir immédiat du Club Nordiste avec un léger optimisme c’est-à-dire retrouver les Cabistes dans la place qui est la leur.

Attention à la braderie !
On sait que le CAB traverse une crise financière sans précédent et les responsables actuels, comme ceux qui les ont devancés d’ailleurs, font généralement des affaires au cours des mercatos d’hiver et d’été pour pouvoir «survivre». La solution de facilité quoi ! Cette façon de faire rentrer de l’argent se répète en boucle. Elle diminue considérablement les chances du club de finir la compétition dans un classement honorable et encore moins de disputer les premiers rôles.

L’on se rappelle encore la phase retour catastrophique de la saison passée après avoir laissé filer Bilel Saïdani et Zied Ounalli, deux piliers de l’équipe en plein épanouissement. Espérons que le comité directeur saura réunir, cette fois-ci, des ressources financières autrement que par la «vente» des meilleurs éléments. On ne peut pas se lamenter en permanence sur l’insuffisance des fonds et en même temps s’agripper à la plus haute responsabilité du club. Il faut savoir quitter la table… La patience des fans a ses limites !

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