La Tunisie sera à l’honneur lors de la célébration de la Journée mondiale de la démocratie le 8 septembre 2020 à New-York grâce au couronnement du travail préalable que va mener l’organisation en Tunisie.


Une convention bilatérale entre le ministère des Affaires de la femme, de la famille et de l’enfance et des seniors (Mffes) et l’organisation internationale pour le développement de la gouvernance locale a été signée vendredi dernier au siège du Mffes, axée une stratégie en plusieurs axes.
Dr. Ahlem Arfaoui, présidente de l’organisation signataire basée à New-York, a présenté les contours des trois initiatives qu’elle entend mener à bien exclusivement dans le domaine de l’enfance. Les enfants à besoins spécifiques, les porteurs de handicaps ou encore les autistes seront les champs de bataille de Dr Arfaoui. Dans une déclaration médiatique, elle se livre pour résumer ses ambitions en tant que citoyenne tunisienne avant tout : « Je suis à Tunis dans le cadre de la signature du protocole d’entraide convenu avec la ministre de la Femme et axé sur trois initiatives internationales au niveau des trente-six centres existants. On travaillera également prochainement sur la Mauritanie».

Les trois initiatives porteront en premier sur l‘apprentissage de la démocratie dans les écoles tunisiennes pour que les élèves soient préparés à comprendre qu’ils seront les hommes et les femmes de demain. «Il faut qu’ils soient conscients que ce seront eux qui vont être les responsables des administrations et des organisations futures. On veut leur apprendre les notions de responsabilité citoyenne, de liberté responsable, de démocratie responsable».
L’organisation va choisir trois filles et trois garçons qui vont être les porte-drapeaux de la sécurité démocratique auprès de l’enfance en Tunisie. Ils devront prouver leur attachement à la Tunisie et l’amour de leur patrie. La deuxième initiative va porter sur les enfants porteurs de handicaps en particulier les autistes.

Une journée de sensibilisation aura lieu à Bizerte qui rassemblera plusieurs cadres des gouvernorats du Nord-Ouest. Elle sera précédée de sessions de formation pour des cadres des ministères de l’Education nationale et du Mffes qui seront de l’ordre de quarante formateurs certifiés.
Une vingtaine de cadres de chacun des deux ministères cités seront formés à compter de mars prochain. Les familles nécessiteuses qui ont un enfant autiste dans leur foyer seront concernées par des actions d’aide et de soutien en leur faveur. La troisième concernera la femme tunisienne qui est la roue motrice de la famille tunisienne. Dr Arfaoui formule les raisons qui la poussent à améliorer la condition de la femme dans la société : «En particulier la femme rurale est l’épouse, la sœur, la fille qui consolide la famille. Certaines prennent beaucoup sur elles pour arriver à déposer leurs enfants à l’école par tous les moyens ! On va les accompagner dans des sessions de formations spécifiques en fonction de leurs capacités ou autre pour faire vivre leur famille. Mais avant cela on doit leur apprendre à travailler avant tout».

Mémorandum d’entente quinquennal
Un document qui comporte six articles qui a été ratifié par les deux signataires Neziha Laabidi et Dr. Ahlem Arfaoui a été remis à l’assistance dans la salle de réunion pour clarifier les points précis de l’accord de convention. Intitulé « Femmes tunisiennes et autonomisation des filles » dans la gouvernance locale et la démocratie, il permet de connaître les principaux axes de l’accord en faveur de la promotion de la femme tunisienne. Le deuxième article définit l’échange d’expériences en matière de femmes et d’autonomisation des filles. Une dizaine de jeunes filles seront retenues et sponsorisées pour participer à des cours d’été d’anglais aux Etats-Unis. Il est entendu que cet accord qui va durer cinq ans soit clairement convenu entre les deux parties comme stipulé dans l’article trois.

Dans une déclaration à la presse, Mme Neziha Laabidi insiste sur le rôle que va jouer la formation des cadres de l’enfance durant le programme qui vise à développer les compétences en faveur de la promotion et la protection de l’enfance dans les sociétés éducatives en Tunisie.
Elle loue les efforts de Dr. Arfaoui qui agit avec une remarquable citoyenneté et dans un élan patriotique afin d’améliorer la situation de l’enfance en Tunisie et notamment celle de la femme rurale. Auparavant elle a notamment rappelé les bons chiffres de son mandat au ministère qui a réussi à améliorer l’inclusion de la petite enfance dans la société tunisienne.

A Monastir, 131 autistes intégrés dans les jardins d’enfants
En effet, on est passé de 35% des enfants tunisiens en âge d’être inscrits dans les jardins d’enfants il y quatre ans à 50% d’enfants dans ces espaces éducatifs aujourd’hui. Elle ambitionne même de porter à 10.000, le nombre d’enfants inscrits dans les classes préparatoires maternelles alors qu’ils n’étaient que 800. Un tableau qui recense les gouvernorats avec le nombre de jardins d’enfants attribue une place de choix à Monastir qui décompte 131 autistes intégrés dans les 336 jardins d’enfants que compte le gouvernorat grâce à l’activisme et le volontariat de la société civile.
Pour sa part, Dr Arfaoui insiste sur le rôle joué par la communication médiatique en faveur de la promotion de l’enfance : «L’investissement dans l’enfance, c’est un investissement dans le futur.

Ils seront les responsables de la société tunisienne de demain». Parmi les dix-sept objectifs du développement durable, elle estime que le 17e est le plus important de tous. Elle félicite en personne Abdelkrim Masmoudi, chef de département de l’organisation basée à New-York ,ainsi que Afef Gharbi, porte-parole internationale de l’enfance en Tunisie et tous les partenaires de son projet afin qu’ils puissent élever la Tunisie au rang des pays développés en matière d’indice de développement humain.

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