Le jeune homme a apporté une réponse à un problème de physique qui, malgré sa simplicité apparente, a toujours laissé perplexes les scientifiques


Une nouvelle compétence tunisienne s’est distinguée au-delà de nos frontières. Etudiant tunisien diplômé de l’université EPFL en Suisse, Wassim Dhaouadi, qui a achevé son cursus universitaire en obtenant la meilleure moyenne à son Bachelor dans la spécialité génie mécanique, semble avoir plus d’un tour dans son sac. Ce jeune homme, à l’avenir prometteur, a démontré toute l’étendue de son intelligence et de son génie en apportant une réponse à un problème de physique qui, malgré sa simplicité apparente, a toujours laissé perplexes plusieurs scientifiques qui n’ont jamais réussi à élucider ce phénomène. Ce dernier est en rapport avec les minuscules bulles d’air qui se forment dans un verre d’eau pour ensuite remonter naturellement jusqu’à la surface du liquide. Ces mêmes bulles d’air ont tendance, par contre, à stagner et à rester coincées au fond d’un tube étroit et long et mesurant quelques millimètres de diamètre. Sur le site officiel de l’Ecole polytechnique de Lausanne, on apprend, qu’il y a soixante ans, le scientifique Francis Bretherton a tenté de lever le mystère autour de ce phénomène, en établissant un lien avec la forme de la bulle d’air. D’autres scientifiques se sont penchés sur une tout autre hypothèse, évoquant la présence d’un film liquide ultra fin entre la bulle et la paroi du tube qui empêcherait les bulles de remonter. Wassim Dhaouadi a réussi là où beaucoup de scientifiques ont échoué.
Au cours d’un stage d’été au sein du laboratoire de mécanique des interfaces souples EMSI, le jeune assistant chercheur avec son encadreur John Kolinski ont réussi, grâce à la méthode de l’interférométrie, basée sur la réflexion de la lumière à obtenir des données très précises sur la couche ultra fine qui sépare les bulles de la paroi du tube. Grâce cette technique de mesure très poussée (millionième de millimètres), ils ont notamment réussi à montrer que le mouvement extrêmement lent de ces bulles, qui explique d’ailleurs que leur progression soit imperceptible à l’œil nu, donne l’impression qu’elles sont immobiles au fond du tube. « L’épaisseur de la couche entre la bulle et le tube est si incroyablement fine, qu’une résistance importante au flux apparaît. C’est ce qui ralentit drastiquement la progression de la bulle», peut-on lire également comme explication sur le site officiel de l’université. A l’instar de nombreuses autres compétences tunisiennes, Wassim Dhaouadi a réussi à lever bien haut l’étendard tunisien à l’étranger. Une nouvelle fierté pour notre pays.

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