Chef du gouvernement

HABIB Jemli, chef du gouvernement désigné, est clair, concis et tranchant dans ses propos: «Le prochain gouvernement ouvrira une nouvelle page avec l’Ugtt».

C’est la substance essentielle d’une correspondance adressée par le futur locataire du palais de La Kasbah (au cas où l’équipe ministérielle qu’il est en train de former obtiendrait la confiance du Parlement) à l’Ugtt à l’occasion de la commémoration de l’assassinat du leader syndicaliste et nationaliste Farhat Hached.

Un message fort, transparent et chargé de signification qui intervient en une période où plusieurs voix discordantes parmi certaines parties considérées comme d’éventuelles composantes du futur gouvernement se sont élevées pour discréditer l’Ugtt et accuser certains de ses responsables de corruption et de malversation.

Le message du chef du gouvernement désigné est d’autant plus important qu’il cherche à atteindre un double objectif.

D’abord, le prochain gouvernement continuera à considérer l’Ugtt «comme un partenaire actif à associer à tous les choix nationaux» et traitera avec l’organisation syndicale comme un pilier fondamental du modèle sociétal tunisien.

Ensuite, et contrairement à ceux qui se sont engagés dans une guerre ouverte contre l’Ugtt dans l’objectif de la neutraliser ou au moins de l’obliger à se tenir à l’écart de la dynamique politique et sociale prévalant dans le pays, Habib Jemli rappelle un principe fondamental ayant toujours présidé à la gestion et à la gouvernance des affaires du pays: «Le dialogue et la négociation, un choix incontournable au regard de la conjoncture socioéconomique délicate par laquelle passe le pays».

Et le dialogue et la négociation sur lesquels le chef du gouvernement désigné fonde son action actuelle (formation du gouvernement) et future se dérouleront essentiellement avec la Centrale syndicale ouvrière «dans un esprit de concertation et de coopération sur la voie de l’apaisement du climat, de manière à assurer les conditions adéquates du travail et à valoriser le travail».

Le message aussi clair, transparent et précis du chef du gouvernement désigné est à valoriser et à saisir comme un appel aussi bien du cœur que de la raison adressé à ceux qui voudraient réveiller les vieux démons de la division et de la discorde parmi les Tunisiens, alors que la conjoncture socioéconomique les appelle avec insistance à l’union, au consensus et à la convergence des vues sur l’essentiel, à savoir préserver la patrie contre les dangers de l’inconnu et du désordre.

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