Les centres de formation professionnelle privés constituent un acquis réalisé dans notre pays depuis des années. Cependant, certains centres souffrent de problèmes qui les empêchent d’évoluer et d’accueillir plus d’apprenants…


Certains centres privés de formation professionnelle passent par des difficultés aiguës suite au déséquilibre financier auxquels ils font face. En effet, ces centres ne peuvent plus poursuivre leurs activités suite à ces difficultés financières dues à plusieurs problèmes, à commencer par le nombre en diminution constante des apprenants. Pourtant, les jeunes trouvent dans ces centres des facilités de formation dont ils ne peuvent pas bénéficier dans les centres publics. Parmi ces avantages, on peut citer la multitude des formations proposées en passant des technologies de l’information et de la communication à la mécanique et à l’électronique avec des heures de formation répondant aux besoins des apprenants.

Les moyens et les équipements de travail sont également disponibles en nombre suffisant. Les responsables de ces centres ne lésinent pas sur les moyens pour bien équiper leurs salles de formation. De plus, les diplômes délivrés par ces centres sont homologués par le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi, à savoir le certificat d’aptitude professionnelle (CAP), le brevet de technicien professionnel (BTP) et le brevet de technicien supérieur (BTS).

L’image de marque des centres
Ces diplômes permettent aux apprenants de décrocher un emploi dans une entreprise, une fois leur formation terminée. Les chefs d’entreprise tiennent compte, bien entendu, de l’image de marque du centre, de son sérieux et surtout de la qualité de la formation dispensée. Ces critères sont vérifiés à travers le test proposé au candidat à l’emploi. Plusieurs personnes ont une idée erronée sur les centres de formation privés qui sont taxés souvent par un laisser-aller et une complaisance dans l’octroi des diplômes. Or, les responsables de ces centres estiment que ces allégations sont sans fondements et ne reflètent pas la réalité.

C’est que les centres de formation professionnelle privés travaillent selon une ligne de conduite spécifique reposant sur les principes de la transparence, l’équité et le sérieux. Ces centres constituent, en effet, une alternative aux centres publics qui ne sont pas en mesure d’accueillir tous les jeunes et notamment ceux qui cherchent des spécialités qui ne sont pas disponibles dans le public. Les responsables des centres privés essayent toujours d’introduire de nouvelles spécialités qui intéressent les jeunes, compte tenu des besoins de la nouvelle économie et des entreprises.
Les centres privés se distinguent ainsi par leur souplesse au niveau des programmes car il est possible de changer les modules de formation facilement en fonction des besoins exprimés. Les chefs d’entreprise sont associés aux réunions organisées par le comité de gestion des programmes afin qu’ils donnent leurs points de vue, leurs observations et proposent les formations à instituer. Après discussion, les nouvelles spécialités sont approuvées et sont exécutées dans les plus brefs délais.

Taux de réussite élevé
On constate aussi que le taux de réussite dans les centres privés est élevé. Les formateurs tiennent à ce que le maximum des apprenants réussissent les examens de fin de formation, sachant que chaque spécialité dure entre deux et trois ans. Les spécialités les plus en vogue actuellement —et celles qui sont les plus demandées par les jeunes— sont celles qui intéressent les technologies de l’information et de la communication. Ce secteur passionne de nombreux jeunes qui veulent, plus tard, être recrutés dans une entreprise de téléphonie ou créer leur propre projet dans des activités liées aux logiciels, à la conception des sites web et à la gestion informatique et des réseaux, outre la programmation.

Certains apprenants sont des bacheliers et veulent acquérir une formation professionnelle pour décrocher le BTS en informatique. A noter que le niveau en question peut être atteint par le titulaire du BTP. Mais le problème soulevé par les jeunes est que le prix de la formation ne cesse de connaître une hausse, ce qui oblige nombre d’entre eux de renoncer à la formation et de se rabattre sur le secteur public. Il faut dire que le coût de la formation connaît, lui aussi, au fil des ans, une évolution constante liée à l’acquisition des moyens de travail dont une partie est importée ainsi qu’aux salaires des formateurs qui sont majorés suite aux négociations sociales qui débouchent sur des majorations salariales dans le secteur privé.

Certains centres privés de formation ont réussi à conclure des conventions de partenariat avec des Ecoles et des Instituts de formation réputés au niveau international, et ce, pour délivrer, après la formation un double diplôme, à savoir un diplôme tunisien et un autre étranger provenant de l’institution étrangère. Cela augmente les chances de recrutement des jeunes qui présentent leur candidature à une entreprise. Pour améliorer leur rentabilité, des centres privés sont passés à exécuter un nouveau module, à savoir la formation à la carte, destinée aux entreprises qui préfèrent perfectionner la compétence de leur effectif en exercice.

Mieux encore, quelques centres ont pu drainer des étudiants étrangers, notamment africains, à poursuivre leur formation en Tunisie. Le choix de ces centres a été fait suite à leur bonne réputation dont l’expérience est riche. Ils ont pu former, des années durant, des centaines d’étudiants tunisiens et africains, qui sont devenus de vrais professionnels capables d’ajouter le plus à l’entreprise et à assurer sa rentabilité.

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