Le parti Qalb Tounes a catégoriquement démenti mardi avoir présenté les candidatures de personnalités à des postes ministériels et gouvernementaux, soulignant que les noms qui ont circulé sur certaines plateformes ne sont pas fondés.

Le parti a indiqué dans une déclaration mardi soir, après la réunion ordinaire de son bureau politique, que les consultations avec le chef du gouvernement désigné n’ont pas « atteint ce stade avancé », rappelant ses conditions posées dans les négociations pour former un gouvernement, « basées sur la priorité de la compétence, sans quota partisan ».

D’autre part, Qalb Tounes a mis en exergue à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme, les droits et libertés acquis depuis la révolution de 2011, appelant à la « nécessité de prendre davantage soin des droits économiques et sociaux fondamentaux de tous les Tunisiens après la dégradation du pouvoir d’achat et du manque de conditions de vie fondamentales et décentes pour de nombreux groupes marginalisés et oubliés ».

Le bureau politique du parti a également appelé tous les représentants du bloc à se consacrer à leur travail parlementaire « pour servir le peuple qui les a élus », appelant ses dirigeants politiques « à se concentrer sur la construction du parti et la consolidation de ses structures ».

Le parti Qalb Tounes, créé en juin dernier seulement par Nabil Karoui, est arrivé à la 3e place lors des législatives de 2019 avec 38 sièges derrière Ennahdha (54) et le Bloc démocrate (41), mais n’a pas été associé officiellement dans les tractations pour la formation du nouveau gouvernement, plusieurs de ses adversaires politiques le soupçonnant de corruption.

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