Il sera en concert, le 20 décembre prochain à l’Institut français de Tunisie  (IFT), pour présenter son nouvel album « Fréquences basses ». Bassiste, compositeur et fondateur de Jazz Oil, Slim Abida dévoilera, sur scène, son nouvel opus, une combinaison entre l’instrumental et les interventions vocales.

Né le 29 mars 1980, Slim Abida fera ses débuts, en tant que bassiste, à l’âge de 15 ans au sein d’un groupe de métal extrême (Ghorthole). En octobre 2001, il quitte le groupe pour monter, une année après, son propre projet (Melmoth) toujours dans le même style (Black –death). Le groupe retentira sur la scène rock et métal tunisienne et au-delà, puisqu’il sera le premier groupe du genre à jouer hors frontières : en Algérie en 2002 et au Maroc en 2006.

Petit à petit, Slim Abida s’ouvre à d’autre styles de musique, comme le jazz , le funk et la fusion . En 2005, il participe au lancement d’un nouveau projet musical, Gultrah Sound System, une fusion de gnawi, dub et reggae qui évoluera au départ sur la scène underground tunisienne pour s’ouvrir au grand public après le soulèvement du 14 janvier et devenir l’un des groupes les plus appréciés, multipliant les apparitions sur scène un peu partout en Tunisie.

En 2008, notre virtuose entame une carrière en solo (Basse projet). Avec sa guitare basse, son instrument de prédilection qu’il saura sublimer et valoriser en l’affranchissant du simple rôle d’accompagnement rythmique, il distillera une musique partant du jazz principalement pour aller vers la fusion. De ce projet naîtra, la même année, le groupe Jazz Oil. Nidhal Jaoua intègre le groupe avec son qanoun, les deux artistes écrivent un nouveau chapitre du projet de Jazz Oil. Leur collaboration aboutit à un premier album, «Lamma» le 25 mars 2016.

Slim Abida a accompagné de nombreux artistes dans sa carrière. Il a, entre autres, participé au lancement du groupe Barbaroots, enregistré un album avec la chanteuse Badiaa Bouhrizi, alias «Neyssatou», et un album intitulé «Fikra» avec le chanteur et musicien Haydar Hamdi.

Il signe aujourd’hui «Fréquences basses», son premier projet solo qui place la basse, son instrument fétiche, au cœur de l’album, combinant l’instrumental et les interventions vocales sur quelques morceaux. Le choix du nom de l’album est né de la nécessité et de l’envie du compositeur de décrire des situations vécues à travers un récit musical. Les fréquences de la vie, les hauts et les bas, les choses qui restent enfouies en nous-mêmes. Cet album est sous le signe du mouvement actuel du compositeur, c’est une vision intime et une description musicale de son vécu.

L’album compte plusieurs invités tunisiens : Elies Ghourabi, percussionniste, sur les titres Khomsa et Road, et Anis Chouchene qui a spécialement créé un poème en arabe littéral pour le titre Road        . Il est composé de neuf morceaux : Amazigh, Changing Lives, Chicken, Confidences Bon, Exit, Khomsa, Night in Sete, Petit enfant et Road.

Il sera accompagné, le 20 décembre sur la scène de l’IFT, de musiciens français explorant des sonorités d’origines occidentales et africaines : Edison Knight au clavier, Alexandre Merancienne au saxophone, Clément Barkatz à la trompette, Fanny Vallois pour la flûte et Lounis Mahrouche à la batterie, et un invité à découvrir. A ne pas rater!

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