Pour le mois de ramadan, la Wataniya 1 revient à la fiction avec «El Maestro», un feuilleton de 20 épisodes réalisé par Lassaâd Oueslati et réunissant une pléiade de grands acteurs : Dorra Zarrouk, Fethi Haddaoui, Ahmed Hefiane, Raouf Ben Amor, Wajiha Jendoubi, Ghanem Zrelli, Chakra Rameh ainsi que de jeunes talents notamment des enfants de la rue qui apparaissent pour la première fois devant une caméra.

Lundi dernier, l’équipe du feuilleton ramadanesque «El Maestro» produit par la chaîne publique El Wataniya 1 a investi le Théâtre municipal de Tunis très tôt le matin pour le tournage d’une séquence, sans doute, l’ultime du feuilleton. L’équipe technique s’affairait à mettre en place le matériel et à préparer les enfants comédiens ainsi que les figurants au tournage de cette scène importante qui devrait être l’apothéose de semaines de tournage.

Les comédiens discrets préparent leur rôle. Dorra Zarrouk est retirée dans une loge et se concentre sur son personnage, son costume et son maquillage, Ahmed Hefiane, plus décontracté, se prête aux selfies des fans ainsi qu’aux interviews des journalistes, Chakra Rameh souriante répond aux questions des médias, Fethi Haddaoui, plus discret, longe le couloir du théâtre, discute avec des amis et préfère se préserver des caméras de télévision et ne donner de déclarations qu’après le tournage.

Par ailleurs, les fans de Fathi Haddaoui pourront le voir aussi dans un rôle exceptionnel de «méchant» dans «Awled Moufida» saison 4 de Sami Fehri sur El Hiwar Ettounsi ou encore dans la série historique «Mamelek Ennar» produite par Netfix et signée par le réalisateur britannique Peter Weber. Elle relate la période du règne des Mamelouks d’Egypte et leur défaite par les Ottomans au début du XVIe siècle et plus précisément l’histoire de Sélim 1er, 9e Sultan de l’Empire Ottoman et premier à porter le titre de Calife. Son fils Soliman le Magnifique lui succédera.

Pour revenir à «El Mastro», l’idée de départ est une expérience vécue par le musicien Riadh Fehri avec des enfants d’un établissement de rééducation auxquels il a appris à chanter et à jouer d’un instrument. Séduit par le projet, le réalisateur Lassaâd Oueslati a confié l’écriture du scénario à Ezzeddine Hagui. Produit par la télévision publique et le producteur exécutif Digipro, la trame d’«El Maestro» nous rappelle «Les Choristes», un film français qui a connu un immense succès et lui-même adapté de «La cage aux rossignols» de Jean Dréville, film tourné en 1945.

Un musicien (Ahmed Hefiane) est nommé surveillant dans une maison de rééducation (Islahiya) pour mineurs aux méthodes répressives. En familiarisant ces enfants difficiles au chant, le musicien apporte le calme et la sérénité à l’établissement. Le réalisateur a casté 150 enfants dont la plupart viennent de la rue et leur a fourni une formation musicale et théâtrale pouvant leur assurer une présence adéquate devant la caméra. «Je cherche à communiquer une expérience humaine et à réconcilier les enfants difficiles avec leurs parents», confie Lassaâd Oueslati, qui regagne la scène du Théâtre municipal pour annoncer le fameux «Action ! ça tourne!».

Neila Gharbi

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