Depuis son succès relatif lors des élections municipales et surtout depuis la tenue de son congrès national, le parti Al-Tayar semble avoir quitté la position confortable d’outsider espérant tout au plus arracher quelques sièges à l’hémicycle de l’ARP. Le discours est plus sûr, plus serein. Lorsque Mohamed Abbou, nouvellement élu secrétaire général du parti Al-Tayar, évoque sa candidature aux élections présidentielles, il pense déjà au jour d’après, avec une assurance déconcertante. “J’ai dit aux congressistes de bien réfléchir avant de me proposer comme candidat aux élections présidentielles, je leur ai dit, qu’une fois président je démissionne du parti et je ne mettrai pas les miens dans les postes de décision”, a-t-il expliqué en prenant la parole.

Conscient cependant des prérogatives très limitées d’un Président de la République conformément à la constitution, Mohamed Abbou semble beaucoup plus préoccupé par la pérennité du parti qu’il a fondé en 2013. Pour lui, il est impératif qu’Al-Tayar vise les premières places aux législatives pour pouvoir former un gouvernement.

“Si nous ne réussissons pas à gagner la première place, les partis qui sont actuellement au gouvernement risquent de garder le pouvoir”, a-t-il déclaré tout en affirmant que Al-Tayar refusera de s’allier avec les partis dominants actuels. “Nous voulons rester cohérents et personnellement, je ne veux pas qu’Al-Tayar refasse les même erreurs qu’a commise un autre parti auquel j’ai appartenu il y a quelques années”, a-t-il ajouté.

Sur le fond, Mohamed Abbou affirme être le candidat qui plaide pour la fin de l’impunité, et le retour au respect de l’Etat de droits.  Abbou a estimé que l’application stricte des lois à tous les citoyens quels qu’ils soient, est le seul moyen de rétablir la confiance, d’attirer les investisseurs et de réaliser des taux de croissance plus intéressants.

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