L’éducation sportive est la plupart du temps accompagnée d’une belle leçon de réalisme. Dans l’absolu, on définit une équipe compétitive à travers tout ce qu’elle peut provoquer. Surtout forcer. L’initiative de faire le jeu est à ce titre un levier essentiel, un outil de choix pour la mise en œuvre d’une stratégie gagnante. Une stratégie qui offre à l’équipe les meilleures conditions de réussite et d’épanouissement sur le terrain.
Il y a, et il y aura toujours, des épreuves dans lesquelles le football aime se saisir. Des aspects réels de jeu et d’accomplissement. Une mise en application concrète. Dans le contexte des épreuves continentales, l’entraîneur de l’Etoile, Roger Lemerre, ne cesse de tenir le genre de discours qui se base sur les détails, qui ne laisse pas de place aux circonstances atténuantes, celui qui fait des convictions une belle leçon de réalisme et de précision. Sur sa lancée continentale, l’ESS se fait aujourd’hui le crédit d’avoir quelque chose à imposer sur l’actualité. Sur ce qui se conçoit dans l’épreuve africaine. Quelque chose d’intéressant et pourquoi pas de neuf.
Il faut dire que face à autant de contraintes, d’obligations et d’impératifs, l’équipe n’a jamais jeté l’éponge. Et même s’il y a eu des fois un certain relâchement, elle s’était toujours promise de revenir tout en haut. Elle n’a jamais cessé d’y croire à fond et jusqu’au bout. Les joueurs étoilés ont ceci de particulier : ils ne s’imaginent pas en train d’échouer. On les voyait déjà venir : d’une prestation à l’autre, ils ne cessaient d’optimiser leur jeu, de se donner sans relâche. De se libérer aussi. Les moments difficiles par lesquels ils sont passés leur ont donné l’envie de se surpasser. Il parait qu’à un niveau d’exigence, on se renouvelle, on se régénère. L’Etoile, c’est aujourd’hui un bataillon toujours en ordre de marche, un ensemble qui vit autant d’espoirs que de certitudes. Le plus important est que la route soit bien tracée. Vers de nouveaux exploits. De nouvelles conquêtes…
A chaque époque, certes ses exigences, mais nous ne pouvons que reconnaître que la politique, le modèle et la stratégie préconisés par Lemerre sont innovants et largement en accord avec l’évolution du football. La qualité du travail accompli, la valeur du jeu exprimé font de plus en plus l’unanimité. L’Etoile est capable de faire valoir une vision et un projet de jeu valable, un potentiel suffisamment optimisé. Ici et là, on se félicite d’un rendement inspiré. Il y a tant de promesses autour d’une équipe recomposée. Les joueurs vont devoir encore et toujours s’inscrire dans le droit fil des défis à relever et des traditions à consolider.
Il est évident qu’à court ou à long terme, l’Etoile aura toujours un statut à affirmer, une place à défendre, un acquis à préserver. Ce n’est certainement pas toujours facile, mais le défi mérite toujours d’être relevé. On fait de sorte à ce qu’il y ait les hommes, mais aussi les moyens pour faire la différence. Si la stratégie déjà adoptée en coupe arabe a apporté ses fruits, l’on ne voit pas pourquoi il n’en sera pas de même pour la coupe de la CAF, d’autant que l’équipe évolue et progresse conformément aux exigences du moment. Il y a au fait tout un projet assumé et endossé, initié par des personnes averties. Tout un état d’esprit à son égard.
L’ESS évolue dans la peau d’une équipe avertie. Ce n’est pas une nouveauté puisque ses joueurs ont toujours prouvé qu’ils sont suffisamment prêts pour toutes les épreuves. Ce n’est pas tout car, de par le statut d’une équipe pas comme les autres, il ne suffit pas seulement de gagner, mais aussi de convaincre et d’assurer la manière.

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