L’équipe de la Cinémathèque tunisienne a concocté, pour la nouvelle année, un très intéressant programme étalé sur 14 semaines, de janvier à mars 2020. Des cycles aux intitulés très séduisants promettent de grands moments cinématographiques pour le public.

C’est le cycle «Les plus belles comédies musicales» (2 au 5 janvier 2020) qui a inauguré le bal des projections, suivi des deux programmes «La marginalité dans le documentaire tunisien» et «L’univers des contes de fées» avec des projections en alternance du 7 au 12 janvier.

Le premier cycle, qui est organisé avec le concours de l’Association internationale des sociologues de langue française Aislf, est un prélude au congrès mondial de cette association qui se déroulera, en juillet 2020, à la Cité de la culture.

Cette rétrospective permettra de découvrir le documentaire tunisien sous l’éclairage des sciences sociales, en considérant la marginalité récurrente dans les films comme un angle d’approche. Au programme , les films L’alfa comme l’or de  Hichem Ben Ammar (2012), Forgotten de  Ridha Tlili (2018), El gort de Hamza Ouni (2014) et El kontra  de Lassad Hajji (2013 ) qui ont été déjà projetés. Le public a pu découvrir, le vendredi 10 janvier, les deux films de Hichem Ben Ammar Cafichanta (1998), J’en ai vu des Etoiles (2007 ) et c’était mieux demain de Hinde Boujemaa (2012). Hier samedi 11 janvier,  ont été présentés les films VHS Kahloucha de Néjib Belkadhi  (2005), Le refuge de Nadia Touijer / Tunisie (2009) et Au-delà de l’ombre de  Nada Mazni Hafayedh (2017).

«Damnation» de Bela Tarr

Le cycle «L’univers des contes de fées»  pose la question du réalisme au cinéma. L’écran est voué à attribuer un visage précis à Barbe-Bleue et aux fées, un style daté aux demeures princières et aux costumes, plus généralement un caractère déterminé aux lieux et aux objets. D’où une inévitable trahison qui donne une forme à l’imagination et au merveilleux. Au menu les films: Les frères Grimm de Terry Gilliam (2005), les contes de la nuit (2011) de Michel Ocelot,  Un jour, Un chat ( 1963 ) de Vojtěch Jasný  et Peau d’âne (1970 ) de Jacques Demy.

Les reste des cycles annoncés jusqu’à mars sont: du 14 au 20 janvier

«Les road movies célèbres» et «Centenaire de la naissance de Federico Fellini», du 20 au 26 janvier «Résistance et libération dans le cinéma arabe» et «Bela Tarr, cinéaste singulier» . Du 28 janvier au 2 février, on nous invitera à découvrir le cinéma vénézuélien avec «Découverte du cinéma vénézuélien» et nous suivrons le cycle «Le cinéma au fil de l’eau, les grands fleuves au cinéma» Du 4 au  9 février, il sera question des cycles «Ordinateur humanité et jeu de pouvoir» (Festival Digital) et «Les faussaires au cinéma». Du 11 au 16 février «les couples célèbres du cinéma», du 18 au  23 février «Bonan le Béni, Bonan le maudit» (Cinémathèque de Toulouse) et «Cinéma de la poésie, poésie du cinéma», du 25 février au 1er mars, l’on annonce les deux programmes :

«Krystyna janda actrice polonaise émérite» et figure de la grand-mère dans le cinéma arabe.

Le mois de mars réserve les cycles : «Aspects du cinéma marocain»et «Femmes de sciences au cinéma» du 3 au 8 du mois, du 10 au 15 mars «Le monde fou de Jim Jarmusch» et «Films-cultes du cinéma d’horreur», du 17 au 22 mars «Envirofest» (Associatif Hisham Belkhamsa), «La forêt au cinéma» et la Troisième édition des journées du film francophone.

Le mois se clôturera avec les cycles «Le cinéma dénonce l’esclavage» et «Wong Kar Wai, l’esthète» du 24 au 29 mars 2020.

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