La capitale offrait ce mardi un spectacle devenu coutumier à chaque célébration du 14 janvier avec des enfants accompagnés de leurs parents qui s’amusent et s’éclatent dans une avenue muée en une grande arène où étaient donnés des spectacles de dance et de chants.

Les différents stands réservés aux représentants des partis politiques au milieu de l’artère principale sont là pour rappeler que l’heure n’est plus à l’union mais au désenchantement.

A cet effet, le secrétaire général du parti des patriotes démocrates unifiés, Zied Lakhdar se rappelle les milliers de manifestants devant le siège du ministère de l’Intérieur un certain 14 janvier 2011.

Neuf ans après, quel est le bilan ? « Rien excepté cette petite dose de liberté », répond-t-il.

Plusieurs dossiers sont toujours ouverts. Le dirigeant du parti des travailleurs Jilani Hamami voit que le pays est revenu à la case de départ. Le pays vit sous la menace d’explosions sociales. Ceci sans oublier le blocage des institutions sur fond de crise politique et la grave situation sécuritaire en Libye qui risque d’avoir des retombées sur la Tunisie, selon lui.

Les Nahdhaoui ne sont pas d’accord avec ce discours tendant à éclabousser les acquis de la révolution. Mohamed Raja Ben Hmouri (ancien prisonnier politique du parti Ennahdha, 64 ans) nous fait savoir que la Tunisie a réussi la transition démocratique mais le domaine économique ne suit toujours pas.

D’un stand à l’autre, le décor change, les slogans, la musique et les chants aussi. On passe de Comandante Che Guevera Hasta Siempri du côté de l’un des stands de la gauche tunisienne, aux chants de Marcel Khalifa dans le stand d’Ennahdha.

Le changement du décor est beaucoup plus perceptible au niveau des partisans du parti Hezb Ettahrir qui profitent de cet air de liberté pour clamer haut et fort leur refus aux régimes démocratiques et prôner ouvertement le Califat.

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