Les rares occasions créées par les Etoilés n’étaient guère suffisantes pour renverser la vapeur. Il y avait même des joueurs qui étaient complètement effacés.


On a eu du mal à reconnaître Iheb Msakni et ses camarades, avant-hier, dont la prestation au classico était en deçà des attentes de leurs supporters. Un visage plutôt décevant, n’ayant rien à voir avec celui présenté samedi dernier à Oumdorman contre Al-Hilal du Soudan.
Les hommes de Juan Carlos Garrido étaient tout simplement méconnaissables. Pourtant, le technicien étoilé a pratiquement aligné les mêmes ou presque à Radès par rapport au onze de départ et les joueurs qui ont fait leur entrée au cours du jeu à Oumdorman. Sauf que ces joueurs en question semblaient ne pas avoir suffisamment de force mentale et physique pour pouvoir tenir le coup au vu du rythme des rencontres.

Irréguliers
Ces derniers temps, les Etoilés ont brillé par leur irrégularité. En témoignent leurs résultats en dents de scie. Certes, il ne s’agit pas de crise de résultats, mais les hommes de Garrido n’arrivent pas à maintenir le cap. A titre d’exemple, Iheb Msakni, qui était incontestablement l’homme du match contre Al-Hilal du Soudan, était complètement effacé au classico. Contre l’EST, Msakni n’est pas parvenu à créer le danger rien qu’une seule fois alors que c’était lui qui a fait la différence quatre jours plus tôt à Oumdorman.
Quant au gardien Makrem Bdiri, il a été égal à lui-même. En effet, sans Bdiri, la note aurait pu être plus salée avant-hier. Mais à part Bdiri, le reste des joueurs n’a pas livré la même intensité du jeu.
Par ailleurs, l’irrégularité a caractérisé les résultats des Etoilés ces derniers temps.

Depuis leur large victoire remportée devant le CSHL en championnat le 11 décembre dernier (4-0), les hommes de Garrido n’arrivent plus à maintenir la cadence.
Alors qu’ils étaient censés être sur un élan positif, ils ont concédé trois défaites consécutives, devant le Stade Tunisien (3-1) et l’Etoile Sportive de Métlaoui (1-0) en Championnat avant de perdre à Radès en Ligue des champions contre Al-Hilal du Soudan (1-0).
La victoire de samedi dernier à Oumdorman était censée relancer la machine étoilée, de nouveau grippée à l’occasion du classico.

Les choix de Garrido…
On ne peut pas faire endosser la responsabilité de l’irrégularité des résultats aux joueurs seulement. L’entraîneur a sa grande part de responsabilité. Sinon comment expliquer que Maher Hannachi est hors liste au classico ou encore le choix de laisser Karim Laâribi sur le banc avant de décider de le faire entrer en cours de jeu. Mais c’était trop tard. L’Espérance avait déjà pris le dessus et Mouine Chaâbani a fait en sorte que sa défense soit bien verrouillée. Juan Carlos a peut-être remporté deux Coupes de la CAF, mais il n’arrive pas à maintenir la cadence. Par ailleurs, il a été viré du Raja de Casablanca pour insuffisance de résultats. Un scénario qui risque de se reproduire à Sousse.

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