C’est un évènement rare à la maison SNIPE La presse : l’arrêt de travail aujourd’hui de ses deux journaux, La Presse et Essahafa. La grève mobilise tout le personnel : journalistes, techniciens, employés de l’imprimerie, administration. Après mure réflexion et de multiples réunions et négociations avec la direction générale, tout le personnel est décidé : les deux journaux ne paraitront pas demain ! Les raisons de la colère sont multiples. Tout d’abord la nomination d’une nouvelle directrice administrative et financière, qui a un statut de détachée « Ce qui est illégal », selon Sofiène Ben Chaabane ,SG du syndicat de base de la Snipe. « La nouvelle responsable ne connait pas les codes du métier des journalistes et n’a fait qu’installer un climat de harcèlement et de tension au sein des divers départements de SNIPE La Presse ». « A-t-on idée d’imposer le pointage aux journalistes pendant leur entrée et leur sortie du journal alors que leur travail leur demande une mobilité constante et leur vocation c’est particulièrement le terrain et non pas les bureaux. En plus des caméras, nouvellement de plantées partout dans les couloirs et les bureaux pour espionner les personnel ? », fait savoir Sofiène Ben Chaâbane.

Dans une entreprise qui traverse de sérieuses difficultés économiques et dont les journalistes manquent de beaucoup d’outils de travail, la directrice prend le luxe d’acquérir des dizaines de caméras de surveillance ! Du jamais vu, ni vécu dans les murs de ce journal quasi centenaire y compris lors des moments les plus sombres de la dictature ! Les revendications du personnel de la Snipe mettent en cause les décisions arbitraires prises à l’encontre des employés en contradiction avec le code du travail, encore moins l’ambiance au sein de l’entreprise. Il convient enfin de souligner que la grève de tout le personnel de la Snipe a été décrétée sous l’égide et le soutien de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT).

 

 

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Un commentaire

  1. Liberte

    17/01/2020 à 13:24

    Le problème de la presse tunisienne c’est la liberté de s’exprimer , c’est le gouvernement qui lui dicte tout ce qu’il faut écrire et publier, un journaliste est un esclave du gouvernement, on lui dicte et il ‘exécute de publier.

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