Le collectif des coordinations des ouvriers de chantier annonce le début d’une série de protestations et de sit-in à l’échelle nationale pour revendiquer la régularisation de leur dossier et dénoncer ce qu’ils appellent la «politique de marginalisation» adoptée par le gouvernement.

Dans un communiqué rendu public, le collectif appelle ses adhérents à multiplier leurs mouvements de protestation dans les sièges des gouvernorats et des délégations pour revendiquer la régularisation définitive du dossier des ouvriers de chantier qui traîne depuis plusieurs années. Dans ce sens, le collectif a décrétél la journée d’hier journée de colère durant laquelle un rassemblement protestataire a eu lieu à la Place de la Kasbah à Tunis.

Les ouvriers de chantier, dont le dossier est bloqué depuis plusieurs années en raison de l’échec des négociations avec les différents gouvernements qui se sont succédé, rappellent leur attachement à ce qu’ils appellent «leur droit à l’intégration au sein de la fonction publique, d’autant plus qu’ils assument les mêmes tâches que leurs collègues rattachés déjà à ce secteur».

«Nous appelons également l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) à faire davantage de pression sur le gouvernement jusqu’à la satisfaction de nos revendications», a-t-on également communiqué. Le communiqué dénonce, à cet effet, les agissements de l’actuel gouvernement qui, selon le collectif, est en train de marginaliser le dossier de ces travailleurs tunisiens.

Le collectif des coordinations des ouvriers de chantier avait annoncé, il y a deux semaines, l’entrée, à partir du 6 avril, dans une série de protestations à l’échelle nationale, pour réclamer, à nouveau, la régularisation de sa situation. Le collectif avait annoncé la fin de la «trêve» appelant au déclenchement d’une série de protestations dans les différents gouvernorats du pays.

Le dossier des ouvriers de chantier ne connaît aucun avancement depuis plusieurs années, la dernière grève générale, datée du 22 novembre dernier, s’est présentée comme une opportunité pour se faire entendre. Ces travailleurs, qui réclament, depuis plusieurs années, la régularisation de leur situation en les intégrant dans la fonction publique, peinent toujours à trouver ce qu’ils appellent leurs droits. Mêmes revendications, mêmes slogans et un seul objectif : intégrer la fonction publique, d’autant plus qu’ils assument les mêmes responsabilités que leurs pairs affiliés déjà à ce secteur.

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