Dans deux déclarations publiées samedi, le Parti Qalb Tounes et le bloc parlementaire de Tahya Tounes ont demandé l’ouverture d’une « enquête sérieuse sur une agression » contre les députés du bloc du Parti destourien libre et sa présidente, Abir Moussi.
Le bloc du Mouvement Tahya Tounes a condamné « le fait que certains visiteurs de l’Assemblée des représentants du peuple aient agressé les représentants du bloc du PDL », le considérant comme une menace pour la sécurité des députés dans l’exercice de leurs fonctions.

Il a également attiré l’attention sur la « gravité du discours incendiaire adopté par certaines parties qui ouvre à nouveau la porte à la violence politique », appelant à l’ouverture d’une enquête urgente pour déterminer les responsabilités et révéler les circonstances de cet incident.

Le Bloc de Tahya Tounes a également appelé la présidence de l’ARP et tous les blocs et députés à veiller à assurer le bon déroulement des travaux législatifs, à se conformer au règlement interne du parlement, au respect mutuel entre tous et à préserver l’image de l’ARP en tant qu’institution souveraine.

De son côté, le parti Qalb Tounes a condamné l’irruption au sein de l’Assemblée des représentants du peuple d' »étrangers qui ont agressé verbalement et physiquement l’un des députés, Abir Moussi, et les membres de son bloc », exprimant sa profonde indignation et sa dénonciation de cette agression qui « constitue un dangereux précédent de nature à porter atteinte à la liberté d’expression et au processus démocratique dans le pays ».
Le parti a affirmé son rejet catégorique du « recours à l’intimidation et la violence pour régler les différends entre les partis politiques ».

Qalb Tounes exigé qu’une enquête sérieuse et transparente soit menée sur cet écart pour déterminer les responsabilités et révéler toutes les circonstances qui ont motivé cet incident répréhensible et inacceptable », et prendre des mesures pour empêcher qu’il ne se reproduise à l’avenir.

Il a rappelé la responsabilité des députés du peuple d’apaiser la tension et leur rôle principal pour « rassurer le peuple tunisien dans cette délicate situation sécuritaire que traverse le pays ».

D’un autre côté, le parti s’est déclaré « profondément préoccupé » après les révélations par le porte-parole du ministère de l’Intérieur sur la mise en échec d’un plan visant à assassiner la dirigeante du courant populaire Mbarka Awaynia, souligant « son rejet total des assassinats pour résoudre les différends, et sa sympathie et pleine solidarité, tout en valorisant la vigilance des forces de sécurité et militaires en déjouant les atteintes à l’Etat, aux institutions et au pays ».

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Un commentaire

  1. Liberte

    19/01/2020 à 20:10

    A ce prix là et à ces conditions une seule chose à faire d’urgence c’est de changer de constitution.

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