La proposition de n’accorder au client qu’une heure de consommation avant de devoir céder sa place ou de commander une seconde consommation durant les périodes de forte affluence comme le mois de Ramadan suscite beaucoup de remous chez les habitués des cafés


M.Faouzi Hanefi, président de la Chambre nationale des propriétaires de cafés catégorie 1, a réitéré son désir d’améliorer les conditions de travail des cafetiers. Une chose qu’il ne cesse de faire depuis 2014 tant bien que mal en vue d’apporter du nouveau dans un secteur miné par une forte concurrence parfois déloyale ou anarchique. Il affirme vouloir répondre aux aspirations des clients qui désirent obtenir une heure de droit de consommation pendant les moments de forte affluence dans les cafés populaires. Le client qui sirote un seul café durant une journée entière à Tunis ou à Kairouan et partout ailleurs en Tunisie l’agace au plus haut point. Il précise : «Certains clients demandent à siroter un petit verre de thé gratuitement, boire un verre d’eau du robinet ou minérale sans rien payer. Ce qui est incompréhensible car le café n’est pas une maison de repos.»

D’autres petits services aux frais de la princesse qu’il ne veut plus voir se produire subsistent. Il estime qu’après l’accord de principe du ministère du Commerce, la balle est dans le camp de l’autorité ministérielle qui devra trancher tôt ou tard cette question épineuse qui continue de diviser l’opinion publique. Notamment M.Slim Saâdallah, président de l’Organisation de défense du consommateur, qui affiche son soutien sans faille aux consommateurs contre vents et marées. M Hanefi a de nombreuses propositions vitales au sujet de l’assainissement du secteur de la catégorie 1 liées exclusivement aux salons de thé, cafés populaires et cafétérias.
Il veut homologuer les prix des boissons chaudes dans les cafés populaires et les aligner sur les tarifs des salons de thé. Un vaste chantier doit être entamé afin de rehausser la qualité de service avec des fourchettes et des étoiles de l’avis de M. Hanefi. «Le client qui paie un café à 9 dinars dans un hôtel ne se plaint pas mais tempête quand il débourse 3 dinars dans un café ordinaire». Une situation rocambolesque que M. Hanefi ne s’explique pas. A vous de juger.

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