Malgré le décès de deux personnes du virus de la grippe (virus AH1N1 et virus B) âgés respectivement de 35 ans et de 24 ans et originaires de Sidi Bouzid et de Monastir, la situation épidémiologique reste stable. Le dispositif national de surveillance de la grippe est, toutefois, sur le qui-vive. Sur les 113 centres relevant de la Dssb et répartis sur tout le territoire, 9 centres procèdent chaque semaine à un prélèvement d’échantillons sur des personnes qui présentent un syndrome pseudo-grippal.

Ces échantillons sont ensuite envoyés au laboratoire d’analyse de l’hôpital Charles-Nicolle où ils sont analysés. Par ailleurs, 6 autres centres hospitaliers assurent la prise en charge et la surveillance des cas sévères atteints de maladies respiratoires graves. «Un système de surveillance sentinelle a été mis en place. Le virus de la grippe est pour l’heure inoffensif. «Nous continuons à surveiller s’il y a une quelconque mutation du virus», a relevé Dr Samir Mokrani, coordinateur du programme national de prévention de la grippe.

Les équipes des centres surveillent non seulement la détection des cas suspects, mais également les pics du nombre des personnes atteintes du syndrome pseudo-grippal.

Un plan prévu en cas d’épidémie
Hormis quelques régions comme Mahdia, Zaghouan et Gabès où le taux du syndrome pseudo-grippal était relativement élevé au cours des deux dernières semaines, il n’y a pas eu de pics qui feraient suspecter la présence d’une éventuelle épidémie de la grippe. «C’est à partir d’un taux global du syndrome pseudo-grippal de 7% à l’échelle nationale que la surveillance est intensifiée. Celui-ci n’a pas dépassé 3,8% à la fin du mois de décembre.

Les prélèvements nasopharyngés sont effectués, chaque année, par les centres à partir du premier octobre jusqu’au 30 avril et envoyés au laboratoire d’analyses de l’hôpital Charles-Nicolle. Du 1er octobre jusqu’à la fin du mois de décembre 2018, le nombre de personnes atteintes du syndrome pseudo-grippal a atteint 17.700 cas contre 15.000 cas en 2019», a relevé, par ailleurs, le Dr Mokrani.

Afin de renforcer la surveillance de l’évolution du syndrome de la grippe à l’échelle nationale, une base de données a été implémentée. Les chiffres sur le nombre de personnes atteintes du syndrome pseudo-grippal recueillis au niveau des directions régionales de la santé vont servir à alimenter cette base de données et permettront aux épidémiologistes d’assurer un suivi régulier et permanent de la situation épidémiologique à l’échelle nationale.

«Un plan est prévu en cas d’épidémie. Un comité de crise constitué de tous les intervenants concernés est mis rapidement en place pour prendre les dispositions nécessaires», a expliqué le coordinateur du programme national de surveillance de la grippe qui a rappelé les mesures de précaution à suivre pour se protéger du virus de la grippe notamment pour les personnes vulnérables, à savoir le lavage fréquent des mains et l’aération des pièces. «Il faut se tenir à distance des personnes atteintes du virus. Les personnes âgées et atteintes de maladies chroniques ont encore la possibilité de se faire vacciner jusqu’à la fin du mois de janvier».

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