Le Parti Qalb Tounes a appelé mardi le chef du gouvernement désigné, Elyes Fakhakh, à s’ouvrir à toutes les forces vives et partis politiques sans exclusion, tout en exprimant son mécontentement quant au mode de choix par le président de la République du nouveau chef du gouvernement désigné.

Dans une déclaration publiée après la réunion de son bureau politique, le parti a affirmé qu’il n’avait aucune réserve initiale ou personnelle contre le choix de l’ancien ministre Elyes Fakhfakh pour former le gouvernement.

Le parti a également appelé le chef du gouvernement désigné à « consulter toutes les forces vives et les partis sur la forme de gouvernement, et à mettre en place le programme approprié afin d’assurer un appui politique et parlementaire pour surmonter les défis et atteindre les objectifs souhaités afin que la Tunisie sorte de sa profonde crise économique et sociale ».

En revanche, le Parti Qalb Tounes, représenté au Parlement par 38 députés, a exprimé « son malaise » pour la manière adoptée par le président de la république Kais Saied pour le choix du chef de gouvernement désigné.

« Le chef de l’Etat n’a pas consulté directement les partis vainqueurs aux élections représentées à l’Assemblée des représentants du peuple, et ne s’est pas appuyé sur les noms proposés pour former le gouvernement, contrairement à la méthodologie approuvée par lui, qui sont des noms qui ont remporté un large accord, ce qui n’est pas en harmonie avec la volonté des électeurs et des résultats des élections », a fait remarquer le parti à ce propos.

La Présidence de république a annoncé lundi soir que le chef de l’Etat Kais Saied a désigné l’ancien ministre Elyes Fakhfakh pour former le prochain gouvernement dans un délais d’un mois non renouvelable selon l’article 89 de la constitution et devra proposer la composition du gouvernement devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour obtenir la confiance.

L’article 89 de la constitution donne la latitude au président de la République de choisir la personnalité qu’il estime la plus apte à former un gouvernement.

De son côté, Fakhfakh a déclaré lundi soir après avoir reçu la lettre de mandat du chef de l’Etat, qu’il travaillerait à rendre son gouvernement « en harmonie avec les espoirs formulés par le peuple tunisien lors des dernières élections », indiquant que son gouvernement « serait composé d’une équipe restreinte, harmonieuse et sérieuse alliant efficacité et volonté politique ».

Le chef du gouvernement désigné a entamé ses consultations en s’entretenant, mardi au Palais Dhiafa à Carthage, avec l’ancien ministre des Affaires étrangères Othman Jarandi, l’ancien ambassadeur Adel Fekih, l’ancienne députée de l’Assemblée nationale constituante Loubna Jribi et l’universitaire Jawhar ben Mubarak, rappelle-t-on.

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Un commentaire

  1. Liberte

    22/01/2020 à 09:37

    On est dans la phase de négociation pour placer un maximum de ministres dans sa coalition politique , moi j’interprète ça en chantage politique.

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