A 11 kilomètres au nord de la ville de Remada (Gouvernorat de Tataouine), les travaux ont démarré pour la réalisation d’un projet de plantation de 130 mille oliviers sur 100 hectares, indique, le directeur régional de l’Agence de la Promotion de l’Agriculture, Moncef Bouchnak.

Dans une déclaration à l’agence TAP, le responsable précise que le projet adopte la technique de la goutte à goutte et la plantation intensive d’oliviers avec l’utilisation de variétés étrangères, à l’instar de la variété espagnole « Arbequina ».

Moyennant une enveloppe de 4,5 millions de dinars, le projet est financé par un investisseur privé, mentionne Bouchnak en signalant qu’il a permis dans une première phase la création de 60 postes d’emploi.

Dans le même contexte, Moncef Bouchnak déclare que le projet nécessite le forage de 3 puits profonds en ajoutant qu’une grande partie de la production sera destinée à l’exportation.

De son côté, le délégué de Remada, Ramzi Zerkane informe que le conseil régional et les services du ministère de l’agriculture de la région ont distribué gratuitement 10 mille plants d’olives.

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4 Commentaires

  1. Malek

    23/01/2020 à 20:06

    Pourquoi planter des variétés étrangère à savoir l’arbaquina alors que nos variétés sont plus adaptées à notre climat, sont meilleure en goût et sont plus durable! L’arbaquina sera certainement plus rapidement en production, c’est son seul avantage! Mais il faut voir à plus long terme!
    Cela a été prouvé et approuvé pas plusieurs scientifiques!
    De plus renseignez vous sur l’origine des oliviers tunisiens qui gagnent des concours! Ce n’est certainement pas l’arbaquina!
    Cordialement,

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  2. Mariem

    23/01/2020 à 20:19

    c’est vraiment trop grave!! on abandonne nos variétés locales autochtones qui sont plus adaptés, plus résilientes et d’une meilleur qualité et qui sont plus demandés sur le marché internationale et on plante des variétés espagnoles en hyper intensif pour les arracher après 15 ans… je m’excuse mais c’est du n’importe quoi ce raisonnement et cette démarche.

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  3. Tahar LAZREG

    24/01/2020 à 02:08

    Madame, Monsieur,

    130.000 oliviers sur 100 hectares revient à une moyenne de 1.300 oliviers par hectare ou 1 olivier tous les ~7,7 m² alors que le standard est de 60 oliviers par hectare soit 1 olivier tous les ~167 m². Multiplier par environ 22 (1300/60=~21,67) les capacités du terrain mérite une correction.

    Avec mes meilleures salutations,

    M. Tahar LAZREG

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  4. May Granier

    24/01/2020 à 11:02

    Selon divers rapports publiés depuis 2017, la Tunisie est un des pays les plus pauvres en ressources en eau disponible qu’il s’agisse des nappes phréatiques (utilisées à 117%) ou profondes (utilisées à 130%) – rapport national du secteur de l’eau – 2017 -. Il est reconnu que le Tunisien ne dispose que de 450 m3 d’eau par an pour sa vie.
    Or, toujours selon divers experts maghrébins, il faut évaluer la consommation d’eau nécessaire à une plantation d’oliviers en intensif (+de 500 arbres/ha) sous un régime de 500 mm de pluies à 6000m3 par ha et par an. Combien coûtera en irrigation une plantation super intensive (1300 pieds/ha) sous un régime de pluies de 124 mm/an ? Ce n’est pas de l’huile qui sera exportée mais de l’eau au prix de la vie des populations tunisiennes…

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