La victoire apportera une bouffée d’oxygène au vainqueur. Un match nul n’arrangerait les affaires d’aucun des deux protagonistes.

D’ores et déjà, les conditions du classico ne sont guère reluisantes. En effet, l’affiche de la 10ème journée se jouera cet après-midi au Stade Olympique d’El Menzah devant des gradins vides. Ne parlons même pas de l’état de la pelouse qui se trouve depuis des années dans un état piteux.

Pour rappel, ce classico se jouera à huis clos à cause de la sanction prononcée par la Ligue nationale de football professionnel à l’encontre de l’ESS. Dans ces conditions, il ne faut pas espérer que les deux protagonistes puissent nous livrer un football de belle facture. Toutefois, c’est le résultat qui importe le plus aussi bien pour les Etoilés que pour leurs hôtes sfaxiens.

Garrido sur un siège éjectable

Les déclarations de l’entraîneur étoilé après le match qui a opposé son équipe au Football Club Platinum, samedi soir pour le compte de la sixième journée de la phase des groupes de la C1 africaine, dénotent d’un grand malaise que vit le technicien espagnol : « Les joueurs ont fait le boulot et méritent d’être félicités. Ils méritent aussi un stade où jouer et d’être payés pour travailler dans la sérénité. », a martelé Juan Carlos Garrido.

Et si Garrido a vidé son sac au moment où il est censé fêter une victoire doublée d’une qualification au quart de finale de la Ligue des champions, c’est qu’il ne sent plus « désiré » à Sousse. Par ailleurs, les dirigeants du club estiment que l’Etoile ne se trouve pas dans son rang habituel en championnat. L’ESS est en effet classée sixième et l’écart est de 16 points par rapport au leader, l’Espérance de Tunis.

Or, ce qu’attendent les dirigeants étoilés du technicien espagnol, c’est de terminer l’exercice en championnat à une place qualificative à la joute africaine. Pour le moment, Juan Carlos Garrido est bien loin du compte. Mais une victoire cet après-midi à El Menzah serait salutaire. Car une défaite, ou même un match nul, pourrait le conduire vers la porte de sortie. S’il a beau qualifier l’équipe en quart de finale de la C1 africaine, les dirigeants étoilés exigent de lui de rattraper son retard en Ligue 1.

A notre humble avis, les rapports entre Garrido et ses dirigeants sont devenus si tendus au point que son départ du club est devenu une question de jours. Une chose est sûre : l’ambiance tendue entre Garrido et les responsables de l’ESS n’est pas de bon augure en prévision du classico de cet après-midi.

Oublier les soucis financiers…

Du côté de Sfax, la situation est beaucoup plus détendue. Les Sfaxiens abordent le classico aujourd’hui alors qu’ils restent sur une jolie victoire devant le néo-promu, le CS Chebba.

Une victoire venue à point nommé après la défaite concédée devant le Club Africain et une autre contre l’Espérance Sportive de Tunis.

Le but de Fethi Jebal aujourd’hui est de faire d’une pierre deux coups : remporter le classico et par là même démontrer qu’il est en mesure de s’imposer en championnat contre l’un des grands, lui qui échoué à le faire cette saison  devant l’EST et le CA.

Pour les dirigeants sfaxiens, une victoire cet après-midi serait la bienvenue, car elle leur ferait oublier, ainsi qu’aux supporters, les soucis financiers du club.

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