Il s’agit d’axer davantage la formation sur les besoins du marché de l’emploi.
«Le fossé entre les connaissances théoriques et pratiques dans le secteur de l’éducation, de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur en Tunisie est la principale cause de la dégradation de la qualité de l’enseignement, a affirmé, Hatem Ben Salem, ministre de l’Éducation, lors d’une rencontre tenue, jeudi, à Tunis.
«L’élève doit acquérir des connaissances éducatives et un savoir-faire lui permettant de devenir un acteur efficace dans la société notamment dans les domaines scientifique, civique et économique, a-t-il ajouté.
Pour réduire le fossé entre la théorie et la pratique dans le cursus éducatif, Ben Salem a souligné la nécessité de réviser les approches adoptées dans l’enseignement, des programmes et des compétences, afin d’assurer l’adéquation entre la formation et le marché de l’emploi, outre la préparation de l’élève aux nouveautés dans le domaine du savoir.
De son côté, Najoua Fazaa Ghriss, enseignante chercheurse à l’Institut supérieur de l’éducation et de la formation continue, a estimé que cet écart existe depuis toujours et a pour origine la multiplicité des domaines du savoir et des sources scientifiques et théoriques, déplorant l’inexistence de canaux de connexion efficaces et la faiblesse des opportunités pour la bonne exploitation des données.
Elle a proposé, dans ce cadre, des solutions susceptibles de réduire l’écart entre la théorie et la pratique, à travers la révision du système de formation des enseignants, en accordant une grande importance à la pratique et aux besoins du marché de l’emploi, outre le développement d’une culture sociétale différente de celle basée sur l’intérêt et l’unique enjeu d’obtenir un diplôme.
«Le plus important défi demeure celui d’exploiter convenablement les connaissances théoriques et pratiques pour la formation d’une génération adaptée aux nouveaux métiers», a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, des propositions ont été présentées lors de cette rencontre visant à renforcer l’ouverture des programmes éducatifs sur le marché de l’emploi et la valorisation de l’intelligence manuelle fondée sur l’apprentissage. L’accent a été mis également sur le rôle de la formation professionnelle dans le renforcement de l’employabilité et l’insertion socioéconomique.
Cette rencontre est organisée à l’initiative de l’association « Maha pour les jeunes et le développement» en collaboration avec la Fédération tunisienne des clubs de l’Unesco.

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