Les associations ont le même rôle que les collectivités qui ont la latitude de s’impliquer dans l’œuvre du développement intégral
La Journée nationale des associations a été célébrée le 23 avril dernier en reconnaissance de leur rôle de locomotive dans la société tunisienne. Mais elles n’ont jamais été aussi présentes et agissantes qu’aujourd’hui. Révolution, merci, dit-on ! Depuis un certain temps déjà, s’organiser en collectif associatif était bel et bien dans l’air. Pas plus tard qu’avant-hier, un atelier consultatif a eu lieu dans les locaux du ministère des Affaires locales et de l’Environnement, avec pour objectif de s’ouvrir aux cercles des communes, dans un nouvel esprit d’engagement collégial. Soit, une approche participative quasiment réservée à la gestion de la cité, où l’intérêt des uns et des autres puise dans la cohérence de l’ensemble.
Expert de renom, M. Ali Khachnaoui a mis en évidence la dynamique du développement local, à la lumière de nouveaux rapports municipalités-associations. Entre les deux, il y aurait, certes, une certaine dialectique écologique à dimensions multiples. Autrefois, il y avait, selon lui, une intervention humaine abusivement agressive et non respectueuse de l’écosystème naturel. La faune et la flore, non plus. L’Etat, martèle-t-il, n’avait ni planification ni vision prospective. Tout se faisait, alors, dans l’improvisation et l’imprécision. «En ces temps actuels, où l’on aborde doucement la décentralisation, le pouvoir local doit avoir une nouvelle philosophie d’action», préconise-t-il. Cela dit, les associations ont le même rôle que les collectivités qui ont la latitude de s’impliquer dans l’œuvre du développement intégral.
Animant le débat, M. Slimane Ben Youssef, chargé de la communication au sein dudit ministère, a donné la parole aux associations venues de plusieurs régions du pays. Invoquant leur raison d’être, leurs idées de projets et leur plan d’action d’avenir, elles ont réclamé aussi des solutions à leurs problèmes de gestion. Leurs dirigeants ont tout fait pour se faire entendre. Ils ont intérêt à établir des accords de partenariat avec des municipalités. Une convention tripartite a été, d’ailleurs, signée entre la commune de la Cité El Khadhra (Tunis), l’association El Khadhra pour le développement et le travail et l’école « first school ». Il a été aussi question d’exposer à l’assistance le plan d’action du ministère et les perspectives de son partenariat avec les associations.

Kamel FERCHICHI

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