Des temps de jeu disparates pour un trident d’expatriés.

A l’inverse de certains expatriés ayant retrouvé une visibilité et du temps de jeu récemment, Drager, Rafia et Ben Mohamed sont quelque peu à l’arrêt. Bref, ce trio ne décolle pas.

Tour d’horizon de ces joueurs qui n’arrivent pas briser le plafond de verre.

Le bouc émissaire de Steffen Baumgart

En Allemagne, la trajectoire de Mohamed Drager est à l’image de son club employeur, Paderborn. Englué dans le magma du classement de la Bundesliga, Paderborn est au plus mal.

Quant à l’arrière latéral droit de 23 ans d’âge, Mohamed Drager, il a disparu des radars depuis quatre mois !

Ce jour-là, Paderborn sombre face à Hoffenheim.

Drager a-t-il servi de fusible, de bouc émissaire tout désigné pour le technicien allemand Steffen Baumgart ? Un fait est certain. Depuis le fameux match face à Hoffenheim, le coach de Paderborn lui préfère l’arrière luxembourgeois, Laurent Jans. Il est clair que dans ce cas d’espèce précis, Drager n’est en rien responsable du pré-bilan insuffisant de son club. Et en attendant de retrouver la lumière, il joue le rôle de joker, alternant tantôt sur le flanc gauche  de la défense en lieu et place du Nigérian Jamilu Collins comme aperçu face à  Leverkusen. En football, quand le destin s’en mêle, le choses se compliquent ou se décantent.  Mohamed Drager a ainsi été récemment blessé au mollet récemment. Ce qui a retardé  son retour aux « affaires ». Patience et confiance. Il faut forcément composer avec les aléas du sport-roi.

La balle est dans le camp de Paul Le Guen !

Quid du sociétaire du Havre, Aymen Ben Mohamed?

Le latéral gauche peine à s’imposer au sein d’un groupe où la concurrence est rude. A 25 ans, Ben Mohamed avait pourtant franchi plus d’un palier en terme de constance et de rigueur. Sauf que récemment, de nouveau plutôt, face au Stade Malherbe de Caen, il a encore ciré le banc des remplaçants.

«Écarté» du onze rentrant du Havre depuis plus de cinq semaines, Ben Mohamed n’arrive décidément pas à taper dans l’œil de Paul Le Guen. Il est vrai que le natif de Londres mérite amplement une place au sein de l’équipe. Mais vraisemblablement, le talent et la persévérance ne suffisent plus. Car volet module de jeu.

Le Havre est passé à un 3-5-2 où Le Guen a imposé le Turc Umut Meras sur le côté gauche, laissant Ben Mohamed au «placard» jusque-là.

Maintenant, l’ex-latéral de l’Espérance doit s’accrocher afin de revenir au top, à un niveau qui en ferait de nouveau un taulier au Havre. Il en est capable, sachant qu’avant la trêve, il a été titularisé à six reprises en sept rencontres.

Ben Mohamed a même glissé à l’entrejeu tantôt. Ce qui en dit long sur la polyvalence de l’ex-international tunisien, un joueur qui devrait retrouver le Team Tunisie dès son retour au premier plan.

La balle est maintenant dans le camp de Paul Le Guen.

Au bon vouloir de Fabio Pacchia

Promis à un avenir radieux, Hamza Rafia n’arrive toujours pas à percer à la Juventus de Turin B. L’ex-grand espoir de l’Olympique Lyonnais. Fabio Pacchia, coach du club piémontais, ne lui a accordé ses «faveurs» qu’à 23 reprises sur 31 matchs disputés. Il faut comprendre par là que Rafia n’a été titularisé qu’à huit reprises. Récemment, face à Sienna, il a certes débuté la rencontre.

Mais jusque-là, le milieu du terrain tunisien est encore loin des standards de compétitivité.

En clair, son ratio est d’une vingtaine de minutes jouées par match. Ce faisant, en dépit du fait qu’il soit en besoin de temps de jeu, il a marqué un but et délivré deux passes décisives.

Attendons voir ce qui lui réserve l’avenir du coté de la «Vieille Dame».

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