Après l’avoir raté l’année dernière, l’EST et Mouïne Chaabani feront tout pour se racheter et pour enrichir le palmarès, déjà riche, des « Sang et Or ».

Mouîne Chaâbani est un homme chanceux et un entraîneur comblé. Depuis qu’il a été intronisé à la tête de l’équipe le 10 octobre 2018, il a  remporté beaucoup de titres. En un an et quatre mois, son palmarès d’entraîneur est déjà bien garni : deux fois champion de Tunisie et deux Ligues des champions remportées successivement, ce qui lui a permis de disputer deux phases finales de la Coupe du monde des clubs.

Un des titres glorieux qui lui a échappé   est la Supercoupe d’Afrique, perdue l’année dernière devant un Raja Casablanca pas vraiment terrible. Par ailleurs, les Rajaouis ont tout misé sur la Supercoupe d’Afrique. Il leur a suffi de gagner un match pour remporter un titre continental et, par là même, sauver leur saison.

Ce jour-là, un certain 30 mars 2019, il y a presque un an, l’Espérance de Tunis, qui s’est déplacée à Doha avec un effectif beaucoup plus garni que son hôte, a laissé échapper un titre à sa portée face à un adversaire qu’il fallait prendre très au sérieux et non pas le contraire.

Ne jamais vendre la peau de l’ours…

En Supercoupe d’Afrique face au Raja comme en match d’ouverture de la Coupe du monde des clubs quelques mois auparavant conte Al-Ain, les « Sang et Or » avaient pris leurs adversaires à la légère et ce qui a causé leur perte. A chaque fois, ils ont vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué. C’était aussi le cas contre Ittihad Alexandrie et cette année contre Asafi en Coupe arabe des clubs champions. Que de matches perdus et de titres aussi à cause d’une certaine nonchalance « mentale » qui a fini par leur coûter cher.

Un adversaire de taille

Mouîne Chaâbani est peut-être un jeune entraîneur, mais c’est le type qui apprend de ses erreurs. Le coach « sang et or » s’est envolé pour Doha en faisant de la Supercoupe d’Afrique une affaire « personnelle ».

Demain à partir de 17h00, l’Espérance de Mouîne Chaâbani croisera le fer en Supercoupe d’Afrique avec Zamalek, un adversaire de taille et qui se porte plutôt bien avec une bonne troisième place au classement du championnat égyptien. Les clubs égyptiens, notamment le Zamalek, sont connus pour être des adversaires coriaces, même quand ils ne sont pas au meilleur de leur forme.

De Doha, Mouîne Chaâbani n’est pas revenu bredouille l’année dernière étant  donné qu’il s’est rattrapé en remportant la Supercoupe de Tunisie remportée devant le CAB. Dans 48 heures, c’est à quitte ou double. Ou il remporte la Supercoupe d’Afrique ou il retourne bredouille de Doha. A lui de continuer à écrire l’histoire de l’EST en lettres d’or comme il a su si bien le faire depuis qu’il est à la tête de l’équipe.

23 joueurs du voyage

Mardi matin, l’équipe a effectué sa dernière séance d’entraînement à Tunis avant de s’envoler dans l’après-midi à destination de de Doha.

Le staff technique a prévu trois séances d’entraînement sur place. Mouîne Chaâbani a sélectionné 23 joueurs pour être du voyage: Moez Ben Chérifia, Rami Jeridi, Sedki Debchi, Sameh Derbali, Iheb Mbarki, Ilyès Chetti, Houcine Rabii, Amine Ben Hmida, Chamseddine Dhaouadi, Khalil Chammam, Mohamed Ali Yaakoubi, Fousseny Coulibaly, Mohamed Ali Ben Romdhane, Mohamed Amine Meskini, Kwamé Bonsu, Abderraouf Benguit, Fadi Ben Choug, Bilel Ben Saha, Hamdou El Houni, Mohamed Ali Ben Hammouda, Yassine Khenissi et Ibrahim Ouattara. 

Deux joueurs ne sont pas convoqués pour la Supercoupe d’Afrique. Il s’agit de Raed Fadaa et Youssef Abdelli. Quant à Abdelkader Badrane, il est finalement resté à Tunis à cause de sa blessure qui nécessite trois semaines de repos.

Cela dit, quels que soient les joueurs qui fouleront la pelouse du Stade Al-Gharrafa, ils savent à quoi s’en tenir. Ils savent également ce qu’on attend d’eux.

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