La chaleureuse “Bonbonnière” accueillait avant-hier, samedi 27 avril, la cérémonie de remise des 23e Comar d’or. Une soirée chargée en hommages et émotions sur fond de musique symphonique et un palmarès brillant rendu par deux jurys distingués.
La cérémonie des Comar d’Or est le rendez-vous incontournable de la vie littéraire tunisienne qui réunit, chaque année, écrivains, éditeurs, critiques et lecteurs pour honorer les lauréats des Prix Comar pour les  romans de langues arabe et française. Cette 23e édition  qui coïncide avec le 50e anniversaire des Assurances Comar a été dédiée à la mémoire de Feu Rachid Ben Yedder, fondateur des assurances Comar et grand mécène de la culture en Tunisie. Véritable fête du roman tunisien, la soirée a pourtant commencé dans le recueillement, avec une minute de silence à la mémoire des ouvrières agricoles décédées le jour même à Sidi Bouzid. Un moment de communion sincère avec ce drame national qui a endeuillé la Tunisie le matin même.

Mais la fête comme la vie a aussitôt repris ses droits, grâce à la maîtresse de cérémonie, la pétillante Insaf Yahyaoui, qui a éclairé de son sourire la soirée des Comar d’or et grâce aux  rythmes des plus grandes œuvres musicales interprétées par l’Orchestre symphonique de Carthage. Après un vibrant hommage à feu Rachid Ben Yedder par Slaheddine Ladjimi, président des conseils d’administration Comar et  Lotfi Ben Haj Kacem, président du comité d’organisation du Comar, d’Or, les Jurys ont dévoilé leurs palmarès pour le roman en langue arabe et en langue française.

Le palmarès du roman en langue française s’est distingué par un double Comar d’or pour cette édition, et l’absence d’un lauréat du Prix spécial du jury. Le Jury, présidé par Ridha Kéfi, et composé de Pr Mounira Chapoutot, Mme Meriem Belcadhi, Pr  Kamel Ben Ouanes et Pr Chaabane Harbaoui, a unanimement désigné  ‘La princesse de Bizerte’’ de Mohamed Bouamoud (éditions Arabesques) et “Jugurtha. Un contre-portrait’’ de Rafik Darragi (éditions Nirvana) lauréats ex eaquo  du Comar d’Or. Le Prix Comar Découverte a été décerné à Alyssa Belghith pour son premier roman ‘‘L’Amant de la mer’’ (éditions Arabesques).

Six lauréats ont rejoint le cercle des 143 écrivains récompensés du Prix littéraire Comar depuis 1997. Pour les romans en langue arabe, le Comar d’or est revenu à Tarak Chibani pour Lella Saïda ( Zeneib Edition), le prix spécial du jury est revenu à Abdel Kader Alimi pour “ Couteaux Aveugles” (Mayar Editions) et le Prix découverte 2019 est revenu à Chawki Barnousi pour “Le Dilemme de Tchaikowsky”.

Tchaikowsky par ailleurs était bien présent lors de cette soirée à travers l’entraînante programmation musicale de l’Orchestre symphonique de Carthage, sous la direction de Hafedh Makni. Les pièces choisies et merveilleusement interprétées  par ce jeune orchestre (créé en 2018) étaient comme un ” Hymne à la joie” entre Valses de Strauss et Tchaikowsky, Danse de Brahms, impromptu de Rachmaninov, tango de Gardel, ou Sirtaki de Míkis Theodorakis.

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Charger plus par Amel Douja DHAOUADI
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