La situation météorologique en Tunisie a été marquée, durant les mois de janvier et février courant, par une pluviométrie quasi-absente et une montée des températures.

Selon Elyes Othmani, ingénieur principal à l’Institut National de la Météorologie (INM), cette situation est due à un anticyclone qui s’est positionné sur l’Afrique du Nord, notamment sur la Tunisie et le nord de l’Algérie, bloquant l’arrivée des habituelles perturbations hivernales.

« Des pluies localement, faibles sur le nord et le centre sont attendues mercredi et jeudi 26 et 27 février 2020. Ces pluies seront accompagnées d’un vent modéré à assez fort de 40 à 60 km/h sur la plupart des régions ».

« Les températures seront en légère baisse mercredi, notamment dans le Nord. Les maximales seront comprises entre 15 et 20 degrés dans le Nord et les hauteurs et entre 21 et 25 degrés dans le reste du pays », a-t-il précisé.

Othmani a encore, indiqué que les prévisions météorologiques prévoient un temps propice à la chute de pluie durant les premiers jours du mois de mars 2020, notamment sur le Nord, les gouvernorats du centre et du Sud-est.

L’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI) avait récemment, averti contre les éventuelles répercussions de ces conditions climatiques défavorables sur la récolte céréalière.

D’après les indicateurs qu’il a publiés,  » la campagne agricole s’annonçait pourtant bonne, au début, grâce aux pluies automnales, mais à partir du mois de décembre 2019 et jusqu’à la mi-février, les quantités de pluie enregistrées n’ont pas atteint les moyennes saisonnières, notamment au cours du mois de janvier 2020. Elles n’ont pas dépassé 13,9 mm, alors qu’elles s’étaient élevées au cours de la saison précédente à 26,4 mm « .

 » Depuis le début de la campagne (du 1er septembre 2019, jusqu’à la mi-février), la moyenne générale des précipitations enregistrée dans tout le pays, a été de 129 mm, contre une moyenne normale pour cette période de 142 mm, sachant que ces quantités ont été de l’ordre de 226 mm, au cours de la saison précédente « .

Un rapport de l’UPM (Union pour la Méditerranée), paru en octobre 2019, avait par ailleurs souligné que la région méditerranéenne s’est réchauffée 20 % plus rapidement que la moyenne mondiale.

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