« La matière première existe. Il faut juste s’employer à bien l’exploiter. Un joueur étranger dans le viseur doit être scruté sur tous les angles avant de passer à l’action et l’enrôler. Or, à mon sens, nos clubs recrutent soit par l’intermédiaire d’un manager ou juste après l’avoir supervisé ou visionné le temps d’un match.  C’est de l’amateurisme au sens propre du terme. Actuellement, plusieurs  joueurs étrangers ont été engagés par nos clubs sans retour sur investissement. Les pertes sont sèches pour des clubs qui sont perdants sur tous les tableaux (sportif et financier).

Vous savez, rares sont les clubs qui ont les moyens  pour recruter du lourd, à l’exception de l’Espérance ».

« Prioriser ses emplettes »
« En principe le joueur recruté doit donner le plus escompté .
De préférence, nos clubs doivent jeter leur dévolu sur un attaquant-buteur ou un régisseur. Or, on engage de plus en plus de défenseurs. C’est la tendance. Cela dit, bien que la FTF ait mis les choses au clair en exigeant que le joueur ciblé soit international, la majorité des joueurs qui évoluent dans notre championnat ne le sont pas. Leurs niveaux techniques sont nettement inférieurs aux locaux. Maintenant les joueurs algériens, marocains , égyptiens ne sont plus considérés comme étrangers. Cela peut déteindre positivement sur nos clubs ou avoir l’effet inverse vu que la concurrence sera dorénavant rude pour nos jeunes.
Je pense enfin que l’exemple de l’Etoile est à suivre.  L’ESS compte dans ses rangs de joueurs qu’elle a formés.
L’ASM n’a plus de bon gardien de but après la retraite de Ferjani Dérouiche. L’EST ne dispose pas d’un véritable régisseur de la trempe de Tarek Dhiab ou Ayadi Hamrouni en raison du faible encadrement accordé aux jeunes. Bref, la matière première existe, il faut savoir en tirer profit ».

S.K.

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