Le taux d’analphabétisme en Tunisie affiche un état stable, avec un léger recul en 2018 de l’ordre de 0.3 % (18,1 % en 2018 contre 18,4 % en 2017), selon la dernière enquête menée sur le terrain par l’Institut national de la statistique (INS).

Le nombre de personnes analphabètes en Tunisie en 2018 s’est établi à environ un million 746 mille analphabètes, contre un million 752 mille analphabètes en 2017, sur une population de 11 millions 700 habitants, selon le recensement général de la Population et de l’Habitat.

Malgré un léger recul du taux d’analphabétisme en Tunisie en 2018, le nombre d’analphabètes a augmenté par rapport à l’année 2016, (un million 742 mille analphabètes, soit 18,5 %), et l’année 2015, lorsque le nombre d’analphabètes ne dépassait pas un million et 735 mille (18,7 %).

Le gouvernorat de Jendouba vient, selon l’enquête, en tête du classement avec un taux d’analphabétisme de 31,6 %, suivi du gouvernorat de Kasserine (30,2 %) et Siliana (29,7 %). En revanche, le gouvernorat de Ben Arous a enregistré le pourcentage le plus bas d’analphabétisme (9,7 %), suivi du gouvernorat de Tunis (10,1 %) et du gouvernorat de Monastir (10,5 %), selon la même source.

L’enquête de terrain de l’INS, a également noté que le taux d’analphabétisme général dans les zones rurales en 2018 est plus élevé que dans les zones urbaines (28.6 % contre 13.4 %).

L’État tunisien a cherché à réduire le taux d’analphabétisme en mettant en place un programme d’alphabétisation et d’enseignement des adultes à partir de l’an 2000. Le programme a cependant connu la révision à la baisse de son budget après la révolution de 2011, passant de 16 millions de dinars en 2011 à 9 millions de dinars en 2019, avait indiqué Hichem Ben Abda dans des déclarations précédentes.

Le nombre de centres d’alphabétisation et d’enseignement des adultes en Tunisie est de 950 centres, tandis que le nombre d’enseignants exerçant dans le cadre de ce programme s’élève à 1200 enseignants. « Le nombre de Tunisiens inscrits au programme d’alphabétisation en 2019, est de 22 mille 500 Tunisiens », selon Ben Abda.

Les besoins financiers pour lutter contre l’analphabétisme en Tunisie, sont situés, selon le responsable, entre 25 et 30 millions de dinars, ce qui a incité le ministère des Affaires sociales, qui supervise ce programme, à entrevoir des sources de financement dans le cadre de la coopération internationale.

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2 Commentaires

  1. Maghzaoui

    07/03/2020 à 13:32

    L’analphabétisme prend sa source et s’imprègne dans les régions les plus faibles économiquement, cette inégalité honteuse qui dure depuis 1956 confirme aujourd’hui que les gouvernorats de Jendouba, Kasserine, le Kef, Gafsa,Sidi Bouzid sont des lieux où l’analphabétisme est très bien côté. Je prends un exemple criant ,le transport scolaire dans ces gouvernorats est inexistant, des écoles délabrée,des routes défoncées, la misère et le chômage sont leur alliés depuis la naissance, à la fin de vie.Je peux fous affirmer que les habitants des gouvernorats du nord et ceux de l’ouest ne sont sont pas plus intelligents mais avec un niveau de vie nettement supérieurs aux régions délaissées volontairement par égoïsme et par tous les gouvernements en place depuis l’indépendance de la Tunisie.

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    • Maghzaoui

      07/03/2020 à 16:47

      Que les habitants des gouvernorats du nord et ceux de l’ EST  » je veux dire « 

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