Ce festival de cinéma est en train de grandir au gré de ses éditions et ne se dénature pas de son engagement farouche au profit de l’environnement. L’évènement se décentralise profondément dans les régions cette année et apporte son lot d’activités toujours à caractère éco-responsable.

C’est à la salle Taher-Cheriaa à la Cité de la culture que s’est déroulée la conférence de presse de l’Envirofest. Les grands axes de ce festival, ses partenaires et son programme ont été dévoilés face à un parterre de journalistes présents. Le festival, soutenu par la Cinémathèque tunisienne, est caractérisé par sa dimension cinématographique, culturelle et éducative… et il ne risque pas de déroger à la règle en 2020.

L’évènement est un tremplin pour les organismes et activistes engagés au profit de l’environnement en Tunisie afin d’alimenter leur « Networking », diffuser leurs connaissances, sensibiliser le public sur leur combat et s’unir autour d’un seul et même objectif : mobiliser l’opinion publique et les citoyens autour de la cause environnementale.

Du 14 au 20 mars, les questions / réponses vont fuser pendant quelques jours, faisant office d’une plateforme de débats et de nombreux échanges entre professionnels, festivaliers et activistes-participants issus de la société civile. L’Envirofest organise, en effet, cette année, tout un village environnemental dans l’enceinte de la Cité de la culture, berceau de toutes les rencontres associatives —  bien entendu —  ouvertes au public, avec un volet important consacré aux enfants : les petits seront initiés à des activités manuelles et théâtrales. Le « Tunisia Environmental Film Festival » s’étendra, certes, jusqu’au 20 mars à Tunis, mais sillonnera 13 régions tunisiennes  en tout jusqu’ à octobre 2020 : Bizerte, La Marsa, Haouaria, le Kef, Monastir, Kerkennah, Sfax, Redeyef, Gabès, Tozeur, Djerba et Tataouine. L’envirofest débutera à la Cité avec 7 jours de projections et d’autres activités simultanées.

Un soutien de taille

L’Envirofest est un évènement soutenu par des partenaires nationaux et étrangers comme l’Union européenne, l’Institut français de Tunisie, des agences des Nations unies comme : la SPA / RAC- UN Environment, la Saison Bleue, l’OIM, le Centre culturel Italien, les ambassades de Grande-Bretagne et du Canada, le ministère de la Culture tunisien et la Cité de la culture.

L’évènement aspire à mobiliser davantage les organismes de la société civile locaux via leur « Road Show » dans les environs. Un réseau national se créera avec le temps afin de mieux sensibiliser aux problèmes environnementaux. L’évènement prend de l’ampleur et se présente de plus en plus comme une franchise créée via une approche collaborative. Il prône gratuité, informations, connaissances et divertissements et soutient les arts visuels, plastiques et les nouvelles technologies.  Les organisateurs tiennent à acquérir via l’Envirofest un crédit scientifique. La FTCC et ses sections locales veilleront au bon déroulement du festival et de ses projections ciné. Les ateliers scientifiques sont gérés par Jeunes Sciences Tunisie (Ajst), sans oublier  le soutien des délégations régionales et des maisons des jeunes et de la culture.  Le film d’ouverture est « Great Green Wall», celui de la clôture s’intitule « 2040 ». Des films comme « Our Planet » et « Sharkwater » sont prévus pendant le festival, entre autres titres.   

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