Voici la 20e édition de ce festival cinématographique engagé en chiffres : sur 6 jours, les cinéphiles présents auront droit à 3 séances quotidiennes, 15 films retenus, conférences, tables rondes et débats divers à la suite de chaque film, 4 rencontres avec des réalisateurs reconnus, un spectacle de musique. Des festivaliers fidèles et des curieux seront au rendez-vous du 10 au 15 mars 2020 au Rio.

Le «Cinéma de la paix ?» résiste malgré les difficultés, en optant pour une thématique non moins originale que celles des précédentes éditions : «Echo : voix/es de survie ?». La manifestation a vu le jour en 2000, 20 ans après, elle existe toujours. Connue pour son caractère foncièrement engagé vu que les films qu’elle sélectionne sont recherchés, peu commerciaux, inédits et soucieux des problèmes universels qui rongent l’humain. Chaque édition se décline sous une thématique précise. Le festival tend la main aux jeunes réalisateurs montants et accorde une importance particulière aux débats et aux échanges post-films, sans oublier les master-class, rencontres, tables rondes, le tout orchestré par la Fédération tunisienne des ciné-clubs (Ftcc) et le Ciné-club de Tunis. Le festival se veut toujours ouvert sur le monde, l’humain, dans toute sa diversité, toutes les cultures du monde, l’universalité : point de tabous ni de frontières géographiques. 

Programme alléchant

Trois séances auront lieu chaque jour : la première à 13h00, la 2e à 15h30 et la 3e est  à 19h00. Deux films en pré-ouverture seront projetés : «Sans Soleil» de Chris Marker, suivi de «Carnet de notes pour une Orestie Africaine» de Pier Paolo Pasolini. Le film d’ouverture est «La Maquisarde» de Nora Hamdi réalisé en 2019. Place à Youssef Chahine, le lendemain 11 mars, à partir de 13h00, avec son film «Awdet Al Ibn Dhaal» (1976), à 15h30 débat avec Nora Hamdi, et en début de soirée, place au long métrage «Ours is a country of words» de Mattijs Poppe à partir de 19h00. «Orfeus Negro» de Marcel Camus passera à 13h00, le 12 mars, la table ronde qui suivra est consacrée aux voix célèbres et marquantes. Elles retentissent depuis des années et celles de Amani Boulaares, Bahram Alouin, Youssef Ben Aissa et Yazid Chabbi. Une rencontre modérée par le réalisateur Mourad Ben Cheikh. Le récent film d’Ivana Mladenovic «Ivana Cea Groasnica» clôturera la journée. La journée du 13 mars est 100% cinéma, «Crossing the Bridge : The Sound of Istanbul» de Fatih Akin ouvrira le bal à 13h00, «Horizon» de Zine Deraii et «Demain Alger ?» de Amine Sidi Boumediene suivront. «Fann el Mezwed» de Sonia Chamkhi passera à 13h00, le 14 mars, la rencontre/Carte blanche avec Ismail Louati est programmée à 15h30 dans la journée du 14 mars, sans oublier, «Beirut, dernière station» d’Elli Kamel qui sera présent pour un débat pendant la dernière journée programmé avant la dernière table ronde qui traitera des échos provoqués par les cinéclubs à travers les décennies avant de donner libre cours à la musique avec Yann Ochin.

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