La situation est vraiment alarmante.

La chute libre du CA se poursuit irrémédiablement, et rien ne semble en mesure de la freiner. Sortir le club de la torpeur dans laquelle il se trouve depuis un certain temps déjà, le microcosme clubiste ne pense qu’à ça. Sauf qu’il ne faut pas se voiler la face. Le onze de Bab Jedid essuie les revers et bascule dans la deuxième moitié du tableau. Puni par ce diablotin de Michailou, le CA n’a à aucun moment donné l’impression de pouvoir réagir tant son jeu était stéréotypé et ses tauliers stigmatisés par la bravoure de l’ASG. Une nouvelle déroute à Gabès, qui sonne comme un impair de plus qui a de quoi faire évaporer les derniers espoirs qui restaient pour une place d’accessit, tremplin vers la C3.  Les Clubistes ne verront certainement pas l’Afrique, la saison prochaine. Et c’est presque tant mieux, tant leurs manquements sont criants aujourd’hui. En football, l’osmose d’une dynamique sportive, ça met du temps à se matérialiser. Ce n’est pas un sprint, c’est un marathon. Le CA n’a pas la maîtrise et l’endurance qui vont avec. Chez la Zliza, le onze à Zvunka a encore une fois été d’une faiblesse confondante. A (0-0) et (1-0), les joueurs ont, certes, cherché à jouer, ou plutôt donné l’impression de le faire.

Mais une fois menés par deux buts d’écart, ils ont lâché prise.

Même leurs temps forts, tantôt, n’altèrent que modérément cette impression générale.

Un CA sans idées

Pour signer un résultat positif, et vu leur manque de confiance actuelle, il aurait fallu que les Clubistes marquent en premier.

Or, à aucun moment ils n’ont été proches de le faire.

L’attaque est donc restée muette, et la défense, elle, n’a pas su compenser pour assurer au moins un nul. En face, la Zliza a fait preuve de réalisme. Une efficacité maximale des locaux.

Celle qui manque tant aux Clubistes. Cette défaite est-elle de trop pour ce CA version Zvunka ? Les prochains jours nous le diront, mais les joueurs, eux, doivent essayer tant bien que mal de s’accrocher et ne pas céder à la résignation. Du moins, c’est le discours qui doit être tenu. Rongé par une crise de résultats inédite, le CA n’en finit plus de s’enfoncer. Cette chute peut-elle encore être freinée ? Sans nous étaler sur le décryptage de cette crise qui en rappelle d’autres, constatons, impuissants, que quand ça ne veut pas, ça ne veut pas… Et ça veut sans doute encore moins au Club Africain qu’ailleurs ! Volet bulle clubiste, les supporters, du reste, connaissent bien ces périodes de turbulences, qui agitent le club à intervalles réguliers depuis quelques années.

Sauf qu’à force de tirer sur la corde, elle finit par rompre.

Manger son pain noir, recevoir une volée de bois vert.

Où va le CA et quels moyens pour s’en sortir ?

Qu’est-ce qui cloche exactement? Comment en est-on arrivé là! Pourquoi les joueurs versent-ils dans le défaitisme, la fatalité, sans même masquer leur frustration ! C’est toujours pareil dans ces cas-là. Quand ça val mal, vous n’arrivez plus à jouer libéré, vous vous sentez épié… C’est très compliqué à vivre.

Quand on est sportif, c’est sûr que ce n’est pas là qu’on réalise ses meilleures performances. Et puis il y a la gestion des egos.

Ça peut faire des vagues dans le vestiaire.  Et du coup, ça peut vite mal tourner, surtout quand tu manques de recul par rapport à tout ça. Traîner son spleen ou réagir ?

Comme la spirale est négative, pas évident de tout faire tourner !

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