Et si on en profitait ? Si on profitait du fait que, coronavirus oblige, nous ne puissions plus mener la vie trépidante qui est usuellement la nôtre ?


Puisque nous ne pouvons plus aller au restaurant, au cinéma, au théâtre, participer à des manifestations, courir les soldes, écumer les fripes hebdomadaires. Puisque nous ne pouvons plus assister à des vernissages, des conférences, faire la queue au supermarché, fréquenter les cafés culturels ou pas, hanter les salles de sport, prenons les choses du bon côté, et décidons de faire ce que nous n’avons jamais le temps de faire. Que cette semi-activité forcée, ou totale pour les plus malchanceux d’entre nous, soit, d’un certain point de vue, bénéfique.

Rangez donc votre bibliothèque dont les livres s’accumulent en de vacillants échafaudages, en attendant un hypothétique classement. Organisez les albums photos de vos enfants qui, eux-mêmes ont aujourd’hui des enfants, et que vous n’avez jamais pu mettre à jour. Faites à fond vos placards, corvée remise de saison en saison. Entamez le journal ou même le livre que vous avez toujours rêvé d’écrire, le tableau de peindre, ou même le tricot qui revient furieusement à la mode, et dont Woolmark lance un kit sous le label approuvé par Karl Lagerfeld avant son départ. Dépoussiérez votre tapis de marche qui dormait à la cave et infligez- vous la discipline d’une demi- heure de sport tous les matins.

Testez la recette des cookies, des nems et autres performances que vous pensiez ne jamais pouvoir aborder. Entamez la cure de beauté dont les masques au jaune d’œuf, au concombre ou au curcuma demande un temps de pause que vous n’avez jamais réussi à dégager. Relisez vos classiques, revoyez les grands films du répertoire que vous avez sûrement oubliés.
Et répétez en boucle comme un mantra : coronavirus ne passera pas.

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