À l’occasion de la fête de travail et à l’appel de l’UGTT, les partis politiques de gauche et de plusieurs associations, une marche est organisée en ce moment même à l’Avenue Habib Bourguiba (principale avenue de la capitale). Cette année la célébration du 1er mai coïncide avec l’ouverture d’un nouveau round de négociations sur l’accord de Libre-Échange Complet et Approfondi (ALECA) entre la Tunisie et l’Union Européenne. Les organisateurs ont donc tenu à afficher leur opposition en brandissant des pancartes et des slogans qui appellent au « blocage » des négociations avec l’Aleca.

Les négociations doivent cesser immédiatement, l’Aleca va détruire notre tissu économique, nous n’avons pas les moyens de concurrencer les multinationales européennes
Rabâa, 28 ans (activiste anti-Aleca)

Si le blocage des négociations sur l’Aleca est la principale revendication défendue par les organisateurs de la marche, d’autres slogans ont fait leur apparition dans le cortège. Actualité oblige, le drame de la localité de Sebbala a évoqué comme motif suffisant pour la chute du gouvernement.

Dans le cortège, un nouvel accessoire de lutte est apparu: Le foulard, généralement porté par la femme rurale, il est devenu symbole de la fracture sociale.

Les manifestants ont également scandé des propos hostiles au gouvernement et ont demandé « le démantèlement de l’appareil secret d’Ennahdha ».

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