Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) a fait part de sa totale solidarité avec la professeure universitaire Salwa Charfi, suite à sa convocation, jeudi, au siège de la première brigade anti-criminalité de la Garde nationale de Ben Arous pour être entendue au sujet d’un post publié, un an auparavant, sur sa page facebook.
L’Universitaire a éé reçue mercredi au siège du syndicat.
Dans une déclaration, le syndicat note que l’avocat Fethi Laâyouni, maire du Kram, avait déposé une plainte, depuis une année, à l’encontre de Charfi pour insulte aux compagnons du prophète sur fond d’un post qu’il a jugé offensant à Ghazwat Badr (la bataille de Badr).
Le syndicat qui souligne son inconditionnel soutien à la liberté d’expression.
Sur sa page facebook, Salwa Charfi explique avoir été convoquée, pour le 2 mai, à comparaître devant la brigade anti-criminalité de la Garde nationale de Ben Arous.
Fathi Laâyouni avait déposé une plainte à mon encontre en raison d’un post publié dans lequel je critiquais un discours politique incapable d’affronter celui des terroristes et de proposer une meilleure alternative aux jeunes, a-t-elle tenu à préciser.
Des braquages de banques et des attaques commises dans des villages voisins de Mont Chaâmbi ont été fréquents pendant ce temps là, a-t-elle poursuivi. Les terroristes avaient justifié leurs actes par la religion, évoquant Ghazwat Badr comme exemple.
L’universitaire a relevé que la date de sa comparution coïncide avec la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse.
Plusieurs bloggeurs, journalistes, défenseurs des droits de l’Homme et des universitaires ont condamné le procès à venir de Charfi le qualifiant de procès d’opinion et d’atteinte à la liberté d’expression.

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