Devant  l’incendie de Notre-Dame de Paris, Victor Hugo a poussé  ses draps paradisiaques et s’est relevé en courant et en hurlant «Au secours! Au secours!». Affolé par ses cris et ses lamentations, tout le monde de l’Eternel était comme  électrocuté,  ahuri, blême et abattu.

L’enjeu est grave. Il est même tragique, huit cents ans de civilisation, d’amour spirituel, corporel et divin sont sur le point de partir en fumée. C’est le cas de le  dire… Notre-Dame de Paris est le symbole de  toute  la France et  même de toute l’humanité.

Écrasé par la souffrance, les larmes aux yeux, tout le monde de l’au-delà voyait les flammes dévorer les piliers de cette majestueuse église. Charlemagne, Chateaubriand, Atala et René, l’Esmeralda et Quasimodo, Phœbus, Rousseau, Baudelaire et ses filles de Resbos, même Gavroche étaient de la partie, silencieux, les yeux larmoyants, sur le balcon des années surannées, ils regardaient le feu faire son œuvre. Un des temples de l’humanité entière est en train d’être démoli.

Du monde des vivants, à travers leurs lucarnes lumineuses, ils suivaient d’un instant à l’autre la disparition lente, douloureuse et sans appel d’un des derniers temples de l’amour, de la paix et de la fraternité. Du monde des vivants, même Macron était de la partie. Chrétiens, musulmans, juifs et autres suivaient avec tristesse et douleur cette horrible tragédie qui s’est abattue sur toute la France, sur presque toute l’humanité. L’Esmeralda et Quasimodo dont les squelettes sont encore entrelassés dans ce bas-monde ont commencé à pleurer à haute voix. Face aux flammes qui dévoraient les piliers de Notre-Dame de Paris et ce qui reste de nos âmes, Dieu était silencieux. Alfred de Vigny ne disait-il pas que «seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse». Agée de presque huit cent ans, Notre-Dame de Paris représente pour tout le monde le havre de paix. Le dernier. Accosté sur une des rives de la Seine et face à la fontaine St Michel, de par sa grandeur et sa majestueuse ossature, elle suscitait l’admiration de nombreuses générations de jeunes et de moins jeunes épris d’amour et de fraternité. Maintenant que le mal est fait, que Dieu leur vienne en aide, nous vienne en aide. Tous.

Nous espérons qu’il s’agit d’un accident fortuit et non pas un acte criminel, parce que dans nos contrées et au nom d’un Islam politique sans cœur et sans esprit, certains écervelés, daéchiens se sont abattus sur le célèbre mausolée de Sidi Bou Saïd et de Essayda Al Manoubia à La Manouba. Voulant effacer de ce monde tout ce qui représentent ces lieux saints comme amour, piété et refuge pour les âmes sans soutien et sans espoir.

Leurs crimes sont innombrables, du Yémen en Afghanistan, de Syrie au Mali, la liste de leurs méfaits est longue. Ils doivent être assimilés à des crimes contre l’humanité et leurs auteurs à des criminels de guerre. Ils doivent être traités sans pitié et sans rancune.

L’ignorance est la plus grande tare que traîne ce qu’on appelle l’Islam politique, depuis leur idole Hassen Al Banna jusqu’à nos jours en passant par les Karadhaoui, les Ghenim, les Saïd Kotb et consorts. Pour fermer cette triste parenthèse de cet islam qui n’a aucune racine avec le vrai visage de l’Islam, celui de l’amour, de la tolérance et de la piété et pour finir avec le drame de Notre-Dame de Paris sur une note d’optimisme, rappelons-nous ces beaux vers d’Appolinaire:

«Sous le pont Mirabeau

Coule la Seine

Faut-il qu’il m’en souvienne

La joie venait toujours après la peine»

L’appel du président Macron pour un fonds pour le renouvellement et la réédification de Notre-Dame de Paris sera, j’en suis sûr, écouté par toute la France et les autres peuples épris de paix et d’amour.

Par Maître Mohmed Laïd LADEB (Avocat à la Cour de cassation)

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