L’objectif du TP Mazembe dans ses murs consiste à renverser la vapeur devant l’Espérance. Mais notre représentant «sang et or» possède des arguments solides lui permettant de préserver son acquis de Radès.

L’aventure continue pour l’Espérance en Ligue des champions avec le match retour contre le TP Mazembe, ce samedi à Lubumbashi. Et si le match aller, joué samedi dernier à Radès, nous a laissés sur notre faim en raison de la courte victoire des «Sang et Or» (1-0), l’on garde quand même l’espoir de voir le doyen des clubs tunisiens réussir là où beaucoup lui prédisent déjà la chute et l’élimination dans cette demi-finale.

Beaucoup de raisons nous permettent de garder l’espoir de voir l’Espérance franchir cet écueil rugueux et accéder à la finale de cette édition. Il y a d’abord le fait que l’adversaire appréhende d’encaisser un ou deux buts qui compliqueraient sa mission. Surtout qu’il aura devant lui le champion en titre qui possède une attaque qui peut marquer n’importe où et devant n’importe quel adversaire. Le style exagérément prudent adopté par les «Corbeaux» du TP Mazembe à l’aller pourrait en plus s’avérer être un mauvais choix très regrettable.  En effet, selon les spécialistes, gagner chez soi sur le score de 1 but à zéro reste beaucoup mieux que de gagner sur le score de 2 à 1 ou même de 3 à 1. Pourvu que l’on ne refuse pas le jeu dans le fief de l’adversaire.

«Piquer» d’emblée

Là-bas, il faudra oser et prendre des risques car l’Espérance a des attaquants qui peuvent casser la baraque à tout moment.

Il ne faudra pas évoluer sous l’emprise de la peur d’encaisser des buts.

La prudence est fortement recommandée mais son exagération est à bannir. Il faudra jouer au coup pour coup, car il suffit de planter un but pour noircir le ciel de Lubumbashi.

Il faudra profiter également de l’excès de confiance des Congolais qui est évident dans les articles de leurs journalistes. Certains d’entre eux fantasment déjà sur un scénario des plus simplistes, à savoir effacer le but de l’Espérance par un but très précoce à la maison avant d’aller chercher le score fleuve.

Au contraire, c’est l’équipe de Bab Souika qui pourrait profiter de la ruée en attaque des «Corbeaux». Les virevoltants attaquants «sang et or», en l’occurrence Youssef Blaïli et Anice Badri (et pourquoi pas Adam Réjaïbi dans ce genre de situations), sont capables de frapper un grand coup sur des contres meurtriers bien articulés.

Cela peut même se faire d’emblée, à froid, lorsque l’adversaire entame son entrée en matière sur les chapeaux de roues en cherchant de rayer le but de Radès. Bref, ce sera un match tactique qui nécessite une grande vigilance dans le jeu de couverture à assurer essentiellement par Kom, Coulibaly et Chaâlali. Et en même temps un match où l’audace et l’esprit de grandeur de l’Espérance se doivent d’être encore une fois visibles pour tout le monde. Car on n’imagine pas le champion en titre perdre la tête au risque de devenir une proie facile face au TP Mazembe même si la notoriété de ce dernier impose le respect total.

Ce qui est souhaité par la large famille espérantiste ainsi que par tous les Tunisiens, c’est que l’Espérance défende crânement ses chances de décrocher son visa pour la finale. Le reste importe peu !

Amor BACCAR

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