Même en temps de crise sanitaire, à savoir la pandémie de coronavirus, les corrompus sont toujours là, plus actifs qu’en temps de paix et plus résolus à profiter de la crise persistante  pour se remplir encore plus  les poches d’argent sale. Tous les moyens sont bons et certains commerçants, enclins de nature à la tricherie, ne lésinent jamais sur les moyens  et usent de subterfuges pour parvenir à leurs fins. Mais ils ne réussissent pas à tous les coups. Le camouflet  subi suite à l’échec de faire passer des équipements médicaux périmés, s’il témoigne de la vigilance des agents douaniers, ne peut que mettre l’accent sur ces tentatives d’enrichissement illicite émanant de personnes sans scrupule.

Contacté à propos de cette affaire, le porte-parole de la Douane, Haithem Zenad, nous explique que les services douaniers au port de Radès ont pu saisir, le soir du jeudi 26 mars, deux conteneurs transportant des équipements médicaux périmés, dont notamment des gants, des bavettes et des blouses, au profit d’une société fictive installée à Ben Arous. Ajoutant que le dossier de l’affaire a été renvoyé aux autorités compétentes en vue d’achever les procédures de poursuites judiciaires.

Selon le porte-parole de la Douane, il s’est avéré que l’adresse déclarée par la personne en question aux services douaniers correspondait en réalité  à celle de sa demeure et non d’une société, ce qui a  conduit à pousser encore plus les investigations et a permis la découverte d’un autre magasin à Ben Arous  où la même personne stockait des couches pour bébé. Une autre affaire à suivre.

Au total 234.680 équipements ont été saisis dont 133.400 paires de gants médicaux (périmées depuis 2017) et 92.000 masques de protection (périmés depuis 2014), ainsi que 9.280 blouses chirurgicales (périmées depuis 2018), et ce, dans un magasin cale dans la zone pétrolière de Radès, fait savoir le colonel-major Haithem Zenad. Ce dernier a tenu à clarifier qu’il s’agit d’un commerçant qui vient d’être découvert au moment où il commence à prendre goût  à ce genre d’opérations, refusant de livrer d’autres détails puisqu’une enquête judiciaire est en cours.

Il ne s’agit donc pas du propriétaire de la société privée qui a mené une campagne sur les réseaux sociaux suite aux entraves  observées dans la procédure de libération d’équipements médicaux de protection importés.

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