Le bilan officiel du coronavirus en France s’est alourdi jeudi avec 471 nouveaux décès à l’hôpital en 24 heures, portant le total à 4.503 morts depuis le début de l’épidémie, auxquels il faut désormais ajouter au moins 884 personnes âgées décédées en maison de retraite.

Au total, ce sont donc au moins 5.387 personnes qui sont décédées du coronavirus dans le pays.

Les autorités ne donnaient jusqu’à présent que les chiffres des patients morts dans les hôpitaux français.

Ces premiers chiffres dans les maisons de retraite sont toutefois « très partiels », et leur collecte n’est pas encore totalement consolidée, a précisé le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, lors de son point quotidien jeudi.

26.000 personnes sont hospitalisées en France dont 6.399 sont en réanimation, soit 382 de plus en un jour, une hausse qui ralentit depuis lundi.

Le nombre de patients en réanimation excède toujours cependant la capacité initiale du pays de 5.000 lits.

Résultat, des hôpitaux saturent, malgré l’ouverture de nouveaux lits. C’est notamment le cas en région parisienne.

« Je crois que le système va tenir mais il faut rester mobilisé, il faut rester vigilant. La digue tient et nous devons faire en sorte tous ensemble qu’elle continue à tenir », a déclaré jeudi soir le Premier ministre Edouard Philippe, sur la chaîne TF1.

Face à cette surcharge les évacuations se multiplient, par avion ou train médicalisés, vers les hôpitaux de régions moins touchées. Au total, selon la direction générale de la santé, 344 transferts ont ainsi été organisés depuis le 18 mars.

De nouvelles évacuations étaient en cours jeudi, l’agence régionale de santé d’Ile-de-France (région parisienne) visant 150 transferts d’ici la fin de semaine.

Autre secteur saturé, les pompes funèbres. La préfecture de police de Paris a annoncé qu’un bâtiment de Rungis, plus gros marché de gros d’Europe, allait être transformé en funérarium « de grande capacité » pour accueillir les cercueils de victimes.

Les autorités françaises commencent aussi à réfléchir aux stratégies de sortie du confinement, en cours depuis plus de deux semaines et pour l’heure imposé jusqu’au 15 avril. Le Premier ministre Edouard Philippe a toutefois rappelé que le déconfinement n’était pas « pour demain matin » et sera progressif.

En attendant, pas question pour autant de partir en vacances, alors que les congés scolaires du printemps démarrent vendredi dans certaines régions de France.

« Il ne doit pas y avoir de départ en vacances. Il y aura des contrôles. Tous ceux qui seront en contravention se verront sanctionnés », a expliqué M. Philippe jeudi soir.


(crédit photo : © SEBASTIEN BOZON / AFP)
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