Présent lors de la présentation du rapport sur la liberté de la presse pour l’année 2019 élaboré par le syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), le président du syndicat des chaînes de télévision privées Lassaad Khedher, a tiré la sonnette d’alarme en ce qui concerne la situation financière des télévisions tunisiennes, qui connaissent, d’après lui une crise.

« Certaines chaînes risquent la fermeture dans quelques mois » a-t-il alerté, et ce en raison de l’absence de fonds et de revenus publicitaires assurant leur viabilité. Il a rappelé dans ce sens que le syndicat attend, depuis janvier dernier, la tenue d’un conseil ministériel autour sur le paysage audio-visuel tunisien et notamment la situation difficile des télévisions tunisiennes. « Ce que nous demandons, c’est une vision claire pour le secteur, d’autant plus qu’il contribue à la création de postes d’emploi », a-t-il appelé. Citant l’affaire Nessma, Khedher a sévèrement critiqué son patron Nabil Karoui l’accusant d’avoir exploité sa chaîne à des fins politiques en « instrumentalisant la malheur et la pauvreté des gens ». « Un média n’a pas à distribuer des aides aux personnes qui ont en besoin, ce n’est pas sa mission et il est strictement interdit d’utiliser un média à des fins politiques, a-t-il noté. Les apparitions médiatiques de Nabil Karoui sont inacceptables ».

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